jeudi 12 octobre 2017

La nuit des cannibales de Gabriel Katz

Année d'édition :2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 352 pages
Public visé: Adulte 
Quatrième de couverture :
« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j'aurais juré l'avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d'habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n'est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d'où vient cette infâme odeur de pieds. Je n'ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j'ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n'est pas le mien, ça n'a jamais fait puer personne. L'interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J'allume.
Je regarde mon bras... qui n'est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »

Lorsque Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d'un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l'assassiner, là, tout part carrément en vrille.

Mon avis :

La nuit des cannibales. Drôle de titre qui laisse supposer quelque chose de bien sanglant avec des cannibales ou des zombies. Mais ne vous fiez pas à ce titre. Ni a la quatrième de couverture peu évocatrice du contenu de ce roman que j'ai dévoré. 

Dans la nuit des cannibales, on rencontre Maxime, un homme d'affaire qui menait une vie quasi parfaite pleine de luxe et de mannequins. Mais lorsqu'il se réveille dans le corps d'un gamin d'à peine une quinzaine d'années, Maxime comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Pire, il se doit de jouer le jeu et d'accepter sa nouvelle vie en tentant de comprendre comment il se retrouve dans cet état. 

Vous l'aurez compris, dans ce roman il est question d'un rajeunissement complet du héros. Et cela ne sera pas de tout repos. C'est fun et drôle, bourré d'allusion à une époque que l'on connait bien ou que l'on a bien connu. Maxime est un personnage finalement attachant malgré certains vices qu'il possède et utilise pour son avantage, sans se soucier des conséquences. Ce qu'il désire, il l'obtient, ou presque. Si le premier quart nous permet de faire connaissance avec le héros et deux autres cannibales qui se retrouvent coincés comme lui, rien ne laissait présager une suite aussi mouvementée. L'univers décrit par l'auteur est riche et les possibilités sont énormes pour pourquoi pas proposer d'autres histoires de cannibales.

Oubliez les cannibales qui se bouffent entre eux. Ici ce qu'ils dévorent c'est le savoir de leur congénère une fois qu'ils les assassinent. Et pour le coup, c'est bien pratique ! Apprendre à devenir un tueur, connaître différentes langues, piloter un avion ou connaître une recette chimique, tout devient possible en simplement collectionnant les victimes. Violent et sans aucun manichéisme, vous n'assisterez pas au combat du bien contre le mal. Ici chacun agit par égoïsme, purement et simplement. Pas de héros prêt à tout pour sauver l'humanité, ça non, mais un héros prêt à tout pour sauver sa peau. Et si au passage il peut dompter une jeune demoiselle, Maxime ne se fera pas prier.

Avec la nuit des cannibales c'est de l'humour. Beaucoup d'humour. De l'action aussi lorsque Maxime utilise tout son potentiel pour détruite tous les cannibales qui se dressent sur son passage. Pas qu'il le fasse exprès, du moins pas au début, mais peu à peu on sent son évolution et son attirance pour l'action et les armes à feu. Il devient dangereux et gourmand, cherchant un savoir qu'un seul homme détient, décimant les autres, accroissant au passage ses connaissances. Maxime en devient l'ennemi numéro un malgré son apparence juvénile. 

J'ai aimé cet univers atypique et bien amené par l'auteur. Il tente de nous dépeindre au maximum la façon de vivre des cannibales même si pas mal de questions restent selon moi en suspens. C'est qu'on devient gourmand et qu'à notre tour on aurait aimé en savoir plus... plus de connaissance, plus d'informations, serions-nous cannibales sans le savoir? 

Le sujet est traité avec humour mais non sans un certain sérieux tout de même. Trop en savoir peut être dangereux et trop vouloir en savoir également. Y a-t-il une limite à ce qu'un homme doit et peur apprendre de la vie ? Sous l'aspect fun et violent du récit se cache une véritable problématique de fond et c'est à chacun d'en tirer son avis. La nuit des cannibales ne se veut pas un essai philosophique sur une question en particulier, c'est avant tout un roman qui dépote où les "headshot" fuse de toute part lorsque notre héros s'arme d'un flingue. Plus rapide et fort que dans un FPS, il parvient à décimer bon nombre d'hommes pour survivre, mais aussi par plaisir. D'enfant-homme innocent, il finit par devenir un monstre qui n'en a jamais assez, jusqu'à ce final exceptionnel qui m'aura totalement surprise.

Les autres personnages qui gravitent autour de lui sont tout aussi intéressant. Entre un Minor et un Taureau qui le protègent et lui apprennent qui il est réellement ou la douce Marie dont on aurait en savoir plus et qui rendra notre jeune héros totalement accro à sa nouvelle vie, il y a là toute une panoplie de protagonistes qui vont permettre à Maxime de vivre une vie à cent à l'heure.

Excellente lecture du soir !

dimanche 8 octobre 2017

Salon : Halliénnales 2017


Pour la troisième année consécutive, j'ai pris mes sacs en compagnie de Fanny de Bibliothèque quilitout pour me rendre aux halliénnales, un salon que j'affectionne particulièrement parce que, nordiste, donc près de chez moi, et avec une organisation du tonnerre. Nombres d'auteurs présents ont su enchanter leur lecteur et une fois n'est pas coutume, je suis revenue les mains pleines, des étoiles plein les yeux.

Petit visuel de mes acquisitions du salon :
Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai su me faire plaisir ! Les editions Rebelles détenant la palme d'or, j'ai complètement craquer avec des auteurs que j'apprécie déjà beaucoup et d'autres qu'il me tarde de découvrir. 
Les errants n'étaient pas prévu... mais voilà j'avais beaucoup aimé les Marcheurs chez rebelle justement et les éditions du chat noir proposé la trilogie a un prix très attractif. En fait, je n'avais prévu que 4 achats... mais faible que je suis (et je pense avoir raison) j'ai fini par revenir les mains pleines. 

D'entrée, j'ai sauté sur la longue file de Sire Cédric ! (Sa file de lecteur... vous aviez compris j'espère?) 10h30 et déjà plus d'une heure d'attente. Mais très franchement ça en valait la peine. L'auteur est hyper cool et chaleureux et n'hésite pas à parler avec ses lecteurs.

Alors non je ne souris pas, j'essaye d'incarner mon personnage... tentative carrément loupé puisque j'ai passé la journée à me fendre la poire en deux.

Après lui avoir fait signé plusieurs romans, je suis repartie avec son dernier, le seul qu'il me manquait encore ! (Oui je suis une grande fan, je trouve son style addictif et inimitable. Il sait tenir ses lecteurs en haleine toute une nuit !)

Et puis voilà que je retrouve des auteurs que j'adore et que je recroise tous les ans. Aurélie Wellenstein dont je possède toute la bibliothèque et qui est une personne hyper attachante et gentille (mais surtout qui écrit des romans de dingues!). Chaque année, elle est invitée aux halliénnales et on ne peut que comprendre pourquoi. Gros coup de coeur pour ses sweat géniaux (le lapin de Mars l'an passé, le chat cette année !)  Petit tour du côté de chez Gabriel Katz, pour lui faire dédicacer La nuit des cannibales (un régal, à lire!) avant de découvrir en même temps que lui que le roman était déjà dédicacé... la honte jvous dis pas ! Mais c'était fun malgré tout. 


S'en suit un petit tour par Sandra Moyon pour lui faire signer la version Valentina de nouvelles d'un Myrien que j'avais adoré. J'ai oublié la photo, mais ravie de rencontrer l'auteur, même si brièvement. J'ai aussi complètement oublié de prendre Adrien Tomas en photo pour le second tome du chant des épines (j'avais adoré le premier opus) ou encore Oren Miller dont je suis repartie avec j'agonise fort bien merci. Même constat pour Denis Labbé avec qui j'ai pu échangé sur les marcheurs et qui a su me donner toutes les bonnes raisons d'embarquer la trilogie les errants. J'ai rapidement fait un saut par Anthelme afin de le saluer (trop brièvement hélas, prise dans l'euphorie du salon), un petit passage chez Sophie Jomain comme chaque année et chez Georgia Caldera)

Je suis aussi passée du côté de chez Jeanne A Debats et Stanislas Petrosky où forcément j'ai craqué !

Métaphysique d'un vampire et Je m'appelle requiem ont finit par rejoindre ma pile de livre (ainsi que le tanneur, forcément). Deux auteurs très sympathique, même si j'avoue avoir passé moins de temps avec Jeanne que je rencontrais pour la première fois. (J'ai une photo souvenir de Stanislas du salon 2015)
Et puis qui vois-je juste à côté ? Morgane Caussarieu qui m'a reconnu et ça m'a fait très plaisir. Je lis tous ses romans parce que j'aime sa plume violente et sans chichi. Il était évident que je reparte avec Cheloïdes, même si différent des autres romans qu'elle a pu écrire. J'ai été ravie de la revoir, c'est une nana génial et qui sait prendre du temps avec ses lecteurs.

je suis ensuite passé voir Stéphane Soutoul et Alick. Deux auteurs dont je possède je pense toute la bibliographie. Un plaisir de discuter avec Stéphane, toujours aussi gentil et disponible et de vrais fous rire avec Alick et sa soeur. Ce fut un moment très fun et je pense qu'on a tous pu travailler nos abdos !

 


La photo qui en dit long sur le moment passé ensemble. Drôle et fun, j'ai même fini par embarqué les nécroparieurs et passions défendus. beaucoup de bonne humeur sur ces nombreux stand où on sent que malgré le temps maussade, les auteurs sont là pour passer un bon moment !

Je suis aussi passée voir Keren Nott pour me procurer je suis un monstre. Un membre de Mort Sûre l'ayant beaucoup aimé (coup de coeur même si ma mémoire est bonne). Une auteur avec qui on a beaucoup ri aussi !


Ce salon c'était aussi l'occasion de retrouver la Team rebelle dont Astrid. J'avais hâte de faire sa connaissance et j'ai osé leur proposer une superbe photo de groupe. Après tout c'est sur ce stand que j'aurais le plus craqué ! Adeline dont j'aime tant la bonne humeur (et dont j'embarque chaque fois un roman différent!) Denis Lereffait dont j'ai hate de découvrir Renaissance, et Lionel Behra qui aura su me faire craquer pour Ubiquity. Une belle équipe vraiment et ravie d'avoir rencontré Tiphaine Croville !

Une équipe en or. Vraiment. Un excellent moment passé avec eux tous. La prochaine fois, j'espère bien embarquer le roman Phitanie !

Enfin, ce salon ne serait rien sans les lecteurs déguisés pour l'occasion et les nombreuses rencontres faites. J'ai ainsi pu recroiser Fred de Un K à Part et Aurélien de la chaîne voilà Aurélien.


Chaque fois le même plaisir de discuter avec eux ! J'ai aussi pu revoir Marie Rinne (blogueuse et auteur) et Cyrielle. Je peux même les qualifier de Rendez-vous annuel puisqu'on se retrouve toutes les 4 aux halliénnales chaque année.

En bref, ce fut un riche salon plein de moments délicieux et enrichissants. Des gens hyper sympa et adorables, une organisation du tonnerre menée par un Maxime Gillio en forme et toujours opérationnel. Les Halliénnales c'est un rêve qui se finit toujours trop tôt et dont on attend chaque fois le prochain rendez-vous des amoureux des livres.


Vivement Octobre 2018 !


mercredi 4 octobre 2017

Les marcheurs tome 1 : Genèse de Denis Labbé


Année d'édition : 2017
Edition : Rebelle
Nombre de pages : 228
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Que faire lorsque le monde s’écroule autour de vous et que vous devez échapper à la mort ? Lors d’un voyage scolaire au camp de travail du Struthof, une expérience nazie refait surface et déclenche une épidémie. Pris au cœur de cette catastrophe, Louis Fleckinger, professeur d’histoire, essaie de sauver un groupe d’élèves afin de les ramener auprès de leurs parents. Mais la route va être longue.







Mon avis :

Je connais la saga les Errants de nom, tout comme l'auteur. Et je dois bien avouer que, friande de zombies comme je suis, j'aimerais beaucoup découvrir cette saga. Aussi j'ai tenté l'expérience avec Les Marcheurs sachant qu'en plus l'auteur serait présent aux halliénnales. Je ne regrette absolument pas ma lecture, au contraire, voilà une histoire de zombies assez classique dans son ensemble mais qui a complètement su me charmer. 

L'auteur prend le temps de poser son décor et ses personnages. Devant la vingtaine de protagoniste, il fallait bien qu'on puisse les repérer et les identifier rapidement. On a donc Louis, prof d'histoire qui après une visite au camp de travail du Struthof se retrouve face à une épidémie zombie de grande envergure. Alors que ce séjour avec ses élèves avaient pour but de leur montrer les horreurs commises pendant la seconde guerre mondiale, on peut dire qu'ils vont tomber dedans. 

La plume de l'auteur est très agréable. Il détaille avec beaucoup de minutie certains détails bien gores pour nous plonger dans une horreur quasi palpable. J'ai beaucoup aimé les trois parties que comportent le roman : l'introduction avec la découverte du camp de travail qui nous plonge dans une horreur du passé et permet de mieux se mettre en condition pour la suite, l'arrivée des zombies et l'horreur qui s'en suit et ce dénouement, mise en bouche pour le prochain opus.

L'arrivée au camp de travail permet de nous faire rencontrer le héros et les personnages qui le suivront dans ses péripéties. Nombreux, ce sont des adolescents comme on en voit tous les jours, avec leur passion problème et personnalité. Entre la sportive, la craintive, le fan de zombie qui prédira tout ce qu'il va se passer dès l'instant où on découvre le premier contaminé, le chasseur et bien d'autres encore, c'est un véritable groupe hétérogène que l'auteur nous propose de suivre. Et il y a Louis, ce professeur trentenaire qui malgré son côté réservé et trop terre à terre, va tout faire pour sauver un maximum d'élèves sans pour autant se prendre pour un héros immortel. Il agit selon ses capacités, sans jamais en faire trop et on sent l'attachement sincère qu'il éprouve au fur et à mesure pour ses élèves dont il a la charge. C'est un homme comme on en rencontre tous les jours, qui devient héros malgré lui et qui se serait bien passé de ce rôle, mais qui l'accepte sans gaité de coeur uniquement parce qu'il est lucide : il n'a pas le choix de protéger ses élèves qui ont été placé sous sa responsabilité. A plusieurs reprises d'ailleurs il reviendra là dessus, sur le fait qu'il a peut de la réaction de son établissement et du rectorat vis à vis de la situation et de la perte de certains de ses élèves. 

Après donc un passage dans un endroit effrayant et plein de souvenirs honteux de notre passé violent, l'auteur nous propose de rentrer dans le vif du sujet avec cette contamination rapide et virulente qui prend d'assauts le camp et ses occupants. Les scènes sont gores, violentes, rapides et vivantes (ou mortes, c'est selon). On se captive de voir nos héros tenter de survivre et d'en réchapper sans arme. Et après moults dangers évités, voilà notre troupe réduite à une quinzaine d'individus... Mais la contamination ne fait que débuter et c'est à eux de trouver un lieu sain où reprendre leur esprit.

J'ai donc dévoré Les marcheurs, ravie de la tournure des événements et très satisfaite du final qui forcément appelle à un second tome qui je l'espère ne se fera pas trop désiré, mais s'il suit le cheminement de la contamination, alors il sera là plus tôt qu'on ne le pense. 

Voilà un premier tome qui m'aura plu. Beaucoup. C'est tristes, violents, plein de suspens et d'une tension très palpable. On ne s'ennuie pas dès lors que les marcheurs reprennent vie, prêt à tous les dévorer, petits comme grands sans faire aucune distinction. J'ai également adoré les clins d'oeil vis à vis des romans et films de zombies très populaire ce qui apporte une petite touche de réalisme à cette histoire effrayante. Nul doute que je serais au rendez vous pour le second tome ! 

Lecture angoissante du soir ! (avec un zeste de cerveau et un milk shake sanglant s'il vous plaît !)

dimanche 1 octobre 2017

Avec tes yeux de Sire Cédric


Année d'édition : 2017
Edition : pocket
Nombre de pages : 549
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D'épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu'il a déjà fragile. Si ce n'était que ça ! Après une séance d'hypnose destinée à régler ses problèmes d'insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d'un autre, torturant une jeune femme... Persuadé qu'un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer. Sire Cedric, maître en suspense et horreur, rejoint la collection " Sang d'encre " et signe un thriller diaboliquement perturbant.



Mon avis : 

Thomas ne supporte plus de faire d'atroces rêves. Et c'est sur les conseils d'un ami qu'il accepte une séance d'hypnose. Seulement, rien ne se déroule comme prévu et voilà que Thomas est témoin malgré lui de vision d'horreur où une jeune femme se fait torturer.

Lorsqu'il se rend compte qu'il est capable de voir à travers les yeux d'un tueur sanguinaire, Thomas prend peur et devient le suspect numéro un de la police qui le prend pour un dangereux psychopathe. 

Sire Cédric est un auteur que j'adore depuis des années (depuis l'enfant des cimetières ou angemort) et chaque nouveau livre nous prouve qu'il a un talent dangereux pour nous raconter des histoires terrifiantes avec un soupçon de surnaturel. Un peu comme King, mais plus mouvementé et parfois plus gore. (Souvent même). Dès le début, j'étais captivée. On a beaucoup de mal à fermer le roman, tournant les pages frénétiquement tant c'est palpitant et addictif. On se sent proche de Thomas, on a envie de l'aider à prouver son innocence et de trouver le véritable coupable. 

Thomas est un personnage attachant. Fraichement largué par sa copine, il sombre peu à peu dans la dépression et ses cauchemars ne l'aident pas. Au contraire. Il comment à devenir fou, il se cache et fuit cet homme qui se sait épié et qui prend tant de plaisir à tuer, sachant qu'un spectateur le voit faire. Le jeu du chat et de la souris est intense et rondement menée. Jusqu'au bout on se posera des questions sur l'identité du tueur et le pourquoi du comment. J'étais complètement sous le charme de Thomas. C'est pourtant un personnage banal et qui n'a rien de particulier. Mais c'est ça que j'ai autant apprécié : il est monsieur tout le monde. De ce fait, on se sent direct concerné par ce qu'il lui arrive parce qu'il n'a rien cherché, ça lui tombe dessus comme ça sans crier gare.

Le surnaturel est une fois de plus subtilement dosé. Si ce n'est cette capacité à voir à travers les yeux l'un de l'autre c'est la seule dose de fantastique. Et on cherche aussi à comprendre comment c'est possible, l'élément déclencheur de telles visions d'horreurs.

Un jeu de traque malsain où le but est non seulement de sauver des victimes, mais aussi de trouver ce qui est à l'origine des visions et Thomas pourra compter sur une jeune geek rencontré sur un forum et sur une policière qui aura du mal à lui accorder sa confiance, ce que l'on peu facilement comprendre vis à vis de la façon dont ils se sont rencontrés.

Nathalie et Fox sont tout aussi attachantes que Thomas. Deux femmes de caractères qui n'ont pas peur de prendre des risques. Des femmes fortes qui s'assument et savent prendre des décisions peu importe les conséquences. La première, Nathalie est une policière qui n'attend qu'une chose : prouver ses compétences à son père lui aussi dans la police. Malgré sa maladie elle fera tout pour prouver à tous qu'elle a du courage et des capacités énormes. Fox est plus discrètes, véritable fille ninja du web qui sait comment se camoufler et disparaître dès que c'est nécessaire. Une fille étrange qui va très vite nous intriguer.

Je vois pas quoi ajouter d'autres si ce n'est que l'auteur ne s'essouffle pas et continue de nous proposer des thrillers de grandes qualités. On ne s'ennuie pas, le rythme est effréné, on se sent essoufflé, crevés de voir comment Thomas doit se protéger et de l'ennemi et de la police... Je suis conquise !

Lecture coup de coeur du soir !



lundi 25 septembre 2017

Hemlock Grove de Brian McGreevy


Année d'édition : 2017

Edition : Super 8
Nombre de pages : 408
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Hemlock Grove (Pennsylvanie) n'est plus une petite ville paisible. Dans les bois, le corps mutilé d'une jeune fille vient d'être retrouvé. Une chasse à l'homme est lancée. Au sein de la communauté, cependant, une angoissante question se fait jour : ce meurtre est-il vraiment l'œuvre d'un homme ? Et si certains en savaient plus qu'ils ne voulaient bien le dire ? 

C'est sans doute le cas de Peter Rumancek, jeune gitan qui vient d'emménager en ville avec sa mère et qui a raconté aux élèves du lycée qu'il était un loup-garou. Ou de Roman Godfrey, héritier local, qui fait preuve auprès de ses camarades d'un complexe de supériorité pathologique, alors que sa petite sœur Shelley souffre d'une maladie monstrueuse. Les deux garçons – que tout oppose – vont se rapprocher à la suite de ce meurtre pour tenter d'en percer le mystère. Parallèlement, la famille de Roman s'efforce de cacher les étranges expériences scientifiques effectuées par le Dr Johann Pryce au sein de la société Godfrey...


Mon avis

Hemlock Grove est une petite ville qui avait tout de paisible. Jusqu'à ce jour où le corps d'une jeune fille est retrouvé déchiqueté. Le spitch vous parlera peut-être puisque le roman a été adapté en série télé (que je n'ai pas encore eu l'occasion de regarder). 

D'entrée on se retrouve face à une pauvre adolescente charcuté par une bête féroce. Peter et Roman vont très vite s'accuser mutuellement puisqu'ils sont tous deux des loups-garous. Mais voilà ce n'est aucun d'entre eux et ils leur faudra s'unir pour trouver l'identité du responsable. 

Le plus gros défaut du roman reste le style très atypique de l'auteur. Je pense que peu de lecteur vont parvenir à y adhérer du fait qu'il n'hésite pas à passer d'un sujet à un autre, donnant des explications par ci par là et se perdant un peu dans le fil directeur du roman. Très vite donc, la quête du tueur devient secondaire pour davantage se focaliser sur les secrets de la famille Godfrey dont Shelley semble avoir fait les frais.

La plume donc risque d'en perdre plus d'un mais une fois que l'on parvient à l'apprivoiser, on comprend très vite que le roman se veut sombre et atypique, loin des clichés des loups-garous.

J'ai aimé la découverte de nos deux familles si différentes et qui pourtant vivent toutes deux la lycanthropie. J'ai aussi adoré Shelley et son physique atypique même si elle m'aura souvent fait mal au coeur.

Cependant, j'ai tout de même trouvé que le roman restait très en surface, comme un tome d'introduction où l'auteur ne nous dévoile pas toutes les réponses à la fin. Certaines questions restent en suspens et on aurait vraiment apprécié d'en savoir davantage.

Néanmoins, Hemlock Grove est une bon roman sombre et un peu gothique. La ville, les personnages et l'intrigue en font une lecture passionnante, mais le style de l'auteur peut vite déstabiliser. Je pense très vite me jeter sur la série télé pour voir de quelle manière cette histoire aura été tournée.

Lecture du soir.


dimanche 24 septembre 2017

Les épouvantails de Philippe Morin


Année d'édition : 2017

Edition : Rivière blanche
Nombre de pages : 316 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
« La fatigue. La peur. Ma tête, toujours douloureuse, qui tournait. Le danger tout proche. L’envie me prit de me recroqueviller sur le sol, contre cette terre sèche, poussiéreuse, à l’abri sous les buissons épineux, au pied des grands arbres constituant cette forêt dense qui me semblait plus que jamais illimitée. Disparaître au contact des brins d’herbe jaunie. Se fondre dans la végétation. Échapper à ces malades, oublier l’hostilité du monde. » 

Sur la route des vacances et de l’océan, les problèmes mécaniques s’accumulent pour la famille Lescure. Obligés de quitter l’autoroute, les voici échoués dans un hameau secoué par une affaire de vol de matériel agricole et par la disparition inexpliquée d’un couple de Parisiens. C’est là, au plus profond de la campagne, pendant un été caniculaire, qu’ils vont croiser le chemin d’un capitaine de gendarmerie au bout du rouleau, d’une femme à la beauté troublante, et de bien dangereux autochtones.


Mon avis :

J'avais eu l'occasion de découvrir le roman Paris Zombie de l'auteur il y a quelques années et j'avais été fort séduite. Une fois n'est pas coutume, j'ai ici aussi passé un bon moment même si je m'attendais davantage à trouver un roman plutôt qu'une novella et quelques nouvelles. 

L'auteur nous plonge dans un village rural où une famille se retrouve coincée après un problème d'auto. Ils ne s'attendaient pas à se retrouver confronté à une famille de forcené complètement maso et violent pour qui la torture est un véritable passe-temps.

Âmes sensibles abstenez-vous, certains détails sont bien gores et vous risquez les haut le coeur face aux multiples descriptions de torture qui parsèment le roman. Les épouvantails est un roman rapide et vif. On y suit plusieurs personnages, d'un flic qui mène une enquête sur des vols de matériaux agricoles, une famille qui peine à se rendre dans le village voisin pour profiter d'un week-end repos et une famille atypique fan de torture en tout genre. Il sera aisé de s'identifier à l'un ou l'autre sans souci et l'auteur parvient à leur donner à chacun un vécu et une histoire en très peu de pages. 

Point de fil directeur réel puisque le texte est court, mais on s'inquiète très vite du sort de la famille, victime collatéral d'une vengeance entre membre d'une même famille. 

J'ai aussi été très intriguée par la dernière novella Derrière nous. L'auteur prouve une fois son potentiel et sa plume nous subjugue très tôt pour nous happer dans la lecture. La Murène ou Nikki, autant de personnages qui intriguent et qui nous plaisent très vite.

En bref, les épouvantails c'est un recueil de novella et de nouvelles toujours dans cet esprit sombre et noir, plein de suspense et d'éléments effrayants.

Lecture pour le soir !

lundi 18 septembre 2017

La mort du temps d'Aurélie Wellenstein


Année d'édition : 2017
Edition : Scrineo
Nombre de pages : 284
Public visé : Young Adult 
Quatrième de couverture : 
Un séisme temporel a dévasté la Terre, massacrant une large partie de la population et mélangeant les époques entre elles. Callista se retrouve seule survivante dans un Paris ravagé où s'amalgament deux-mille ans d'architecture. Tous ses repères chamboulés, la jeune fille n'a plus qu'un espoir : retrouver en vie sa meilleure amie, restée dans l'Est de la France. Callista part à pied pour un long périple, talonnée par la monstrueuse réplique du séisme qui semble la suivre pour l'anéantir. Si elle s'arrête, si elle ralentit, le cataclysme la dévorera. Au côté d'étranges compagnons, issus de siècles différents, elle va tout faire pour échapper au chaos.


Mon avis :

Aurélie est une auteur atypique. De ceux qui ont la capacité de toujours vous surprendre. Après le roi des fauves ou encore les loups chantant, voici un nouveau roman où l'auteur laisse son imagination prendre le dessus proposant un récit unique et bouleversant.

L'on ne saurait qualifier réellement l'ouvrage ici présenté. Tantôt historique, tantôt fantaisiste ou futuriste, l'auteur joue avec les codes pour les mélanger de manière totalement cohérente. Un ovni, un roman surprenant et qui ne pourra se ranger dans aucune case. De l'imaginaire à 100%, loin d'utiliser des clichés et mettant à l'honneur le talent d'Aurélie pour nous entraîner toujours plus loin dans son imagination.

L'apocalypse ? Sujet maintes fois traités dans les romans et pourtant, Aurélie décide de prendre le pari de le revoir à sa sauce. Gardant toujours en tête de nous époustoufler, c'est dans un monde totalement revu et nouveau que va évoluer notre héroïne. Un monde où passé et présent se mélangent le tout dans des circonstances étranges, proposant une architecture nouvelle et une toute nouvelle façon de vivre. Fuir le flash, ne pas se faire happer par la lumière pour garder son corps et son esprit intact, voilà le but de Callista, en plus de retrouver sa meilleure amie. Une héroïne complètement humaine avec ses failles et ses atouts. Une jeune fille tantôt prise d'effroi tantôt d'espoir. Une vraie guerrière comme je les aime parce qu'elle possède tout ce qui fait de nous des humains : des émotions cohérentes vis à vis de sa situation. 

Et puis on rencontre Roland. Cet homme cheval venu d'une toute autre époque et qui semble si important aux yeux de l'auteur. La thématique de l'anima et de l'homme animal est récurent dans les ouvrages d'Aurélie. Entre les loups quasi humains dans les loups chantant ou ces adolescents qui se métamorphosent en bête dans le roi des fauves, voilà un thème que l'auteur aime aborder et ce, peu importe l'univers qu'elle décide d'utiliser. 

Une fois encore j'ai été captivé par ces corps démembrés, ces paysages désolés et cette quête intense que vivent nos héros. Une pépite, que dis-je, encore une réussite et un roman dont on ne sort pas indemne !

Lecture coup de coeur

dimanche 17 septembre 2017

On met longtemps à devenir jeune de Christine Jusanx


Année d'édition : 2017
Edition : Michel Lafon
Nombre de pages : 283
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Jeune senior de 59 ans, tout juste préretraitée, cherche à partager appartement proche tour Eiffel avec colocataire gai et optimiste. Profil idéal recherché : étudiant étranger voire jeune quadra en transition de vie. » Telle est l’étonnante annonce que la pétillante Jeanne a publiée pour réaliser son voeu le plus cher : habiter près de la tour Eiffel. Mise en retraite anticipée par son employeur, fière de laisser voler de ses propres ailes son fils Léo – le seul homme de sa vie –, Jeanne est déterminée à se prouver qu’il n’y a pas d’âge pour vivre ses rêves, en se lançant dans l’aventure de la colocation. Cette nouvelle vie, riche de surprises et de belles rencontres, pourrait bien l’amener à s’autoriser enfin à explorer des horizons qu’elle s’était jusque-là interdits.


Mon avis :

Ce roman est une bouffée de fraîcheur. Loin d'être le genre que je lis habituellement, je dois bien avouer qu'il m'aura fait passer un bon moment de lecture malgré quelques longueurs ici et là. Jeanne est une femme forte et attachante et j'ai beaucoup apprécié de faire ce chemin avec elle.

Jeanne c'est une femme qui décide de prendre sa vie en main malgré son âge. Pour elle, il n'est pas trop tard pour se mettre en colocation à Paris là où elle a toujours rêvé de vivre. S'en suit la recherche du bien parfait, près de la Tour Eiffel et du locataire idéal pour l'aider dans cette vie nouvelle. Et voilà que Jeanne rencontre Paulo, un étranger qui va devenir son ami et son confident. Non qu'il remplacera son fils, mais Jeanne le considérera comme un membre de sa famille veillant sur lui et lui apportant soutien et réconfort lorsqu'il en aura le plus besoin.

J'ai apprécié leur relation un peu de mère-fils. Cette façon qu'ils avaient de discuter ensemble de tout et de rien, de leur histoire familiale réciproque, de leurs attentes de la vie, de leur vie sentimentale. Ils ne se cachaient rien et c'était très mignon de les voir ainsi si proche, eux que tout oppose.

Et puis c'est Julien qui prend ensuite la relève de Paulo. Un homme plus âgé, divorcé et père de deux charmantes filles. Un homme qui très vite aussi s'attacher à Jeanne et l'aider à apprécier la vie à sa juste valeur.


On met longtemps à devenir jeune conte l'histoire d'une femme qui approche de la soixantaine et qui vit au jour le jour, sans se soucier du lendemain. J'aurais passé un bon moment avec ce roman, même si la romance est tardive et trop rapide selon moi. C'est vrai que le roman est fin et on a cette impression que tout s'enchaine bien trop vite nous empêcher d'apprécier les personnages qui croisent la route de Jeanne à leur juste valeur.

Une belle histoire tout de même que je ne regrette pas d'avoir lu et qui me permet de sortir un peu de ma zone de confort.


Lecture apaisante.

jeudi 31 août 2017

Les silences de l'hiver de Benjamin Murcy


Année d'édition : 2017
Edition : Rebelle
Nombre de pages : 212
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : 
Je m'appelle Olivier et je suis un criminel. Il y a dix ans, j'ai tué un gosse une nuit d'hiver. Accident de voiture sur une route de campagne, pas eu le temps de freiner. Mon père a effacé les traces. Depuis, lui et le spectre du gamin dirigent ma vie. Cette année est différente, ma femme attend notre premier enfant. Sa venue est inacceptable. Mon silence m'étouffe trop. Je n'ai personne à qui parler.

mon avis :


Les silences de l'hiver est un thriller mêlé d'une pointe de surnaturel. La thématique de la culpabilité et du crime jamais dénoncé est ici décortiqué par l'auteur pour nous proposer un roman rapide à lire et intéressant.

Sans pour autant être l'histoire du siècle, pour son premier roman, l'auteur se défend bien et pose là une histoire argumentée et intrigante. Olivier est un homme plutôt attachant qui n'a jamais eu de chance dans sa vie privée. On en déduit très vite qu'il souffre d'un manque affectif énorme de la part de ses parents et peu à peu on se rend compte qu'on a visé juste.

Olivier c'est l'homme que l'on peut croiser partout. Une carrière plutôt réussie, une femme charmante, une vie des plus ordinaires. Excepté peut-être un détail : un événement du passé qui le ronge depuis dix ans maintenant. Dix ans qu'il ne parvient pas à être serein et à se laisser vivre. Dix ans qui le détruise à petit feu.

Au départ, je n'avais pas prévu de lire ce roman. L'auteur que j'ai découvert à la nuit du livre d'Esquelbec m'en a parlé et ayant vu que c'était un premier roman, j'ai eu l'envie de découvrir une nouvelle plume. J'ai bien fais parce que même si j'ai ressenti ça et là des temps morts qui rompait le charme provoquée par une tension apparente, ce fut une lecture très sympathique offrant une fin ouverte comme je les aime et où le lecteur peut se laisser aller à sa propre interprétation. Les thématiques sont assez nombreuses. On y parle de réussite sociale où s'élever dans l'entreprise familiale est important pour tous. Olivier par exemple n'a de cesse de vouloir plaire et satisfaire son père, le grand patron qui pourtant ne lui accorde aucun privilège, bien au contraire. Leur relation est étrange, troublante et pas celle que l'on attendrait d'un père et son fils.

Olivier est aussi un homme amoureux de son épouse Caroline et leur relation qui semble si idyllique au départ va très vite prendre un tournant radical les éloignant l'un de l'autre. Le fait que la jeune femme attende un enfant n'est pas étranger aux changements qui s'opèrent chez Olivier lui qui dix ans auparavant a commis un crime dont il ne se remet toujours pas.

A côté de cette vie déjà compliquée l'auteur nous propose une dimension plus surnaturelle. Ce petit être toujours présent dans la vie d'Olivier, lui rappelant sans cesse sa lâcheté et son manque de compassion. Petit garçon qui n'avait rien demandé à personne et dont on a coupé la vie en plein élan, sans jamais remettre en question le comportement qu'ils ont eu à ce moment là.Et j'aurais beaucoup apprécié de voir ce petit garçon plus présent et parfois plus effrayant, mais finalement à sa manière, tout en douceur, il parvient à instaurer un climat angoissant autour d'Olivier. Jusqu'à cette fin libre, ouverte où chacun peut y aller de ses suggestions.

Les silences de l'hiver est donc un bon premier roman. L'auteur aurait pu pousser davantage la terreur et éviter quelques passages superflus et plat qui casse un peu l'ambiance, mais malgré cela j'ai passé un bon moment.

**Lecture légèrement effrayante.**



mercredi 30 août 2017

A perdre haleine de Aga Lesiewicz


Année d'édition : 2017
Edition : Belfond (Noir)
Nombre de pages : 377
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Trentenaire londonienne, manager dans une société de production, Anna Wright vient de rompre avec son petit ami, trop tendre à son goût. Son seul véritable amour, c’est Prada, sa chienne labrador, avec laquelle elle aime courir au parc d’Hampstead Heath. C’est aussi dans ses allées qu’elle rencontre un bel inconnu. Entre eux, pas un mot, mais des ébats enflammés ! 
À la même période, plusieurs femmes sont victimes de viol dans le parc. Le coupable reste insaisissable et Anna s’inquiète. Serait-elle liée à son insu à ces crimes ?




Mon avis :


Anna trouve sa vie trop ennuyeuse. Avec fiancé, les choses n'évoluent pas comme elle le désirait. Afin de mieux se retrouver et d'oser enfin avoir une vie plus palpitante, la voilà qui décide de rompre avec un petit ami bien trop plat et fade pour pimenter son quotidien. C'est lors d'un jogging dans un parc qu'elle fera la rencontre d'un homme qui bouleversera sa vie.


A perdre haleine est un roman qui démarrait bien. Une petite tension palpable. Une héroïne qui va au bout de ses idées et de ses envies, laissant parler ses pulsions primitifs n'importe où. Jusqu'à ce qu'elle tombe sous le charme d'un autre joggeur avec qui un rapport des plus troublant va s'instaurer. Un jeu du chat et de la souris, un jeu de séduction primitif où chacun fait ce qu'il veut de l'autre, mais toujours avec un consentement tacite. Parce que oui, même sans parler ou échanger une seule parole, Anna va très vite apprécier l'adrénaline que lui procure ses sorties imprévues où elle laisse totalement ses instincts.

Ce roman est un peu arrivé à point nommé dans mon histoire personnelle. Lire la rupture d'une jeune femme quand on le vit soi-même cela apporte forcément une nouvelle vision de notre lecture. De fait, j'ai d'autant plus apprécié Anna qui prend sa vie en main et fait fi des convenances pour vivre comme elle l'entend. Et si au départ l'adrénaline lui plaît, elle se rend compte petit à petit qu'elle perd tout contrôle de sa vie surtout lorsqu'elle s'attache malgré elle à ce joggeur qu'elle ne croise que dans le parc.

Au delà de l'histoire d'une femme qui a besoin de se sentir vivante, on assiste impuissant à un dangereux psychopathe qui assassine et viole des femmes dans ce même parc. Anna va très vite douter de son joggeur mais on sent qu'elle refuse vraiment d'accepter l'idée qu'il soit potentiellement le criminel recherché.

Et quand peu à peu Anna va se sentir oppressé et suivie par quelqu'un qui lui veut du mal, elle va alors craindre pour sa vie.

J'ai aimé la tension qui monte crescendo et même si certaines longueurs sont bien présentes et apportent une certaine crédibilité au récit. Le final m'aura cependant déçue, j'espérais une autre fin, vraiment... c'était là trop facile de choisir cette solution et je m'attendais à tout autre chose.

En bref, A perdre Haleine est tout de même un roman original et sympathique. Partant du désir d'une femme de changer de vie et de céder à ses pulsions, on arrive à un thriller plutôt bien mené.  

** Bon divertissement**

dimanche 13 août 2017

Barefoot Bay tome 3 : Pieds nus au soleil de Roxanne ST. Claire


Année d'édition2017
EditionJ'ai Lu
Nombre de pages : 377
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : Quand Oliver rencontre Zoé, c'est le coup de foudre. Un jour, elle lui confie même son incroyable secret : enfant, elle a été sauvée d'une famille d'accueil maltraitante par sa voisine Pasha qui l'a « kidnappée » ; depuis leur vie n'a été qu'une longue cavale. Oliver la conjure de régulariser cette situation illégale. Le lendemain, Zoé a disparu, le laissant désespéré. Neuf ans plus tard, c’est à Naples, près de Barefoot Bay, où Oliver dirige une clinique d'oncologie ultra moderne, qu'ils se retrouvent. Zoé surgit un matin dans son bureau pour l'implorer : Pasha souffre d'un cancer, et leur vie clandestine l’empêche de se soigner. Oliver est leur seul espoir. Entre le brillant cancérologue et l'éternelle fugitive, malgré les rancœurs et la défiance, l'Amour est toujours là. Mais tous les secrets n’ont pas encore été dévoilés...



Mon avis :

Ce troisième opus de Barefoot Bay nous permet d'en apprendre davantage sur une nouvelle héroïne. Ici c'est Zoé qui est mise en avant afin de comprendre qui elle est et pourquoi elle fuit Oliver. Le roman s'ouvre donc sur Zoé jeune qui est sous le charme d'Oliver mais qui le fuit dès lors qu'elle raconte son plus gros secret.

Des années plus tard la voici de retour et lui aussi. Et tandis qu'elle tente de lutter face à ses émotions, Oliver lui ouvre les yeux sur eux et sur toutes les possibilités que la vie leur offre à nouveau : les réunir et les rendre heureux.

Ce troisième tome est tout aussi agréable que les précédents, même si pour le coup j'ai eu l'impression aussi que l'histoire était moins légère et plus triste de bien des côtés. A commencer par le personnage de Zoé, écorchée vive qui lutte contre ses sentiments pour protéger sa tante.

J'ai beaucoup aimé son histoire, son vécu et son caractère. C'est une véritable battante qui sait ce qu'elle veut, mais fuit dès lors que la personne qui lui est la plus chère risque le danger. Oliver est aussi un personnage intéressant qui a su se mettre de côté pour son fils et forcément, de retrouver Zoé ne le laisse pas indifférent.


Si la relation n'a rien d'original, comme dans beaucoup de romans du genre, on devine bien vite les tenants et les aboutissants, il permet néanmoins de passer un très bon moment de lecture.

Voilà donc une lecture parfaite pour se détendre au soleil et qui fera du bien au moral. C'est exactement ce que l'on attend de cette saga.

*Lecture détente*

dimanche 9 juillet 2017

Underground de S.L. Grey


Année d'édition : 2017
Edition : Fleuve (Outrefleuve)
Nombre de pages : 398 pages
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance.
Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d'armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin - et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier.
Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre.
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

Mon avis :


Tandis qu'un virus mortel s'abat sur l'Asie, les autres continents tentent tant bien que mal d'empêcher l'épidémie de les atteindre. Mais pour certains, ce n'est guère suffisant et c'est dans un bunker souterrain que plusieurs familles ont décidé de passer quelques jours, semaines afin d'en réchapper. Des survivalistes prêt à tout pour survivre aux épidémies et à prouver qu'ils avaient raison depuis le début. Underground nous propose de suivre plusieurs familles installées dans un grand complexe souterrain. Les tensions sont palpables dès le début et le racisme ne fait qu'empirer les choses.


Le roman est très angoissant et étouffant dans le sens où c'est un huis clos particulièrement addictif et mené tambour battant par une plume vraiment addictive et énergique. On ne s'ennuie jamais, les événements même s'ils ne sont pas forcément très rocambolesques apportent leur lot de surprise et de questionnement sur l'Homme et la manière dont il se prépare à affronter des événements dangereux et fulgurants.

Les personnages sont intéressants et tellement différents qu'ils ne perçoivent pas les événements de la même façon. Entre ceux qui s'investissent à fond et ceux qui préfèrent rester en retrait. Ceux qui n'ont confiance en personne et qui sont individualistes et ceux qui au contraire cherchent à rendre le séjour agréable, chacun tente de trouver sa place dans le Bunker... Mais rien ne sera de tout repos et jusqu'aux dernières pages, on sera sans cesse dans cette tension constante. Quand la porte se bloque, qu'un corps est retrouvé, très vite on comprend que les choses tournent au vinaigre et on espère que certains personnages s'en sortiront mieux que d'autres.

Sans forcément révolutionner le genre apocalyptique, Underground est un bon roman qui a le mérite d'être efficace et bien tourner. A découvrir.

Les plus :
- Les personnages
- L'histoire

Les moins :
- Parfois un peu lent dans la construction du récit

dimanche 18 juin 2017

Séduction maudite de Stéphane Soutoul


Année d'édition : 2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 432 pages
Public visé : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Journaliste audacieuse, Gabrielle Colleni ne vit que pour son métier. Jusqu’au jour où sa sœur trouve la mort dans d’étranges circonstances. Qui peut croire qu’il s’agit d’un accident ? Certainement pas celle que tous surnomment « la Fouineuse ».
Et son premier suspect n’est autre que le fiancé de sa cadette : Stanislas de Beaumiracle, riche, beau, célèbre… et malheureux en amour. Bel euphémisme puisque toutes les femmes de sa vie ont été victimes d’un sort funeste.
Si la police n’a jamais rien pu expliquer, la presse à scandales ne se lasse pas du « Séducteur maudit ».
Prête à tout pour découvrir la vérité, Gabrielle va devoir approcher Stanislas, mais aussi Mathis, l’énigmatique frère, tout en évitant les cadavres qui ont la fâcheuse manie de s’accumuler dans l’entourage des Beaumiracle…

Mon avis :


Stéphane Soutoul est un auteur que j'aime énormément. Il excelle dans l'art de passer de genre en genre et de satisfaire ses lecteurs avec des romans bourrés d'adrénaline, de véritables page-turner. Séduction maudite ne fait pas exception même si j'avoue l'avoir trouvé un peu en dessous de la proie du papillon qui reste à mon sens le plus sulfureux et addictif écrit par l'auteur.


Séduction maudite c'est une véritable enquête mené en solitaire par Gabrielle après la mort supposée accidentelle de sa jeune sœur. Peu accepte la thèse du suicide ou de l'accident surtout lorsqu'on sait que son fiancé est Stanislas de Beaumiracle, appelé par tous le séducteur maudit du fait de la mort tragique de plusieurs de ses anciennes petites amies. Gabrielle finit donc par se faire embaucher chez les Beaumiracle dans le seul but de découvrir la vérité. Mais voilà que le frère de Stanslas Mathias, ne la laisse pas indifférente alors qu'il est comme tous les autres, un suspect potentiel.

Séduction maudite est une belle histoire. Une enquête palpitante où j'ai hélas trop tôt deviné l'identité du coupable. Malgré cela, j'ai avancé dans ma lecture avec un véritable plaisir, captivée par le courage et la ténacité de Gabrielle, même si à plusieurs reprises j'aurais voulu qu'elle lâche prise avec Mathias et laisse parler ses émotions.

Stéphane joue avec nos nerfs, malmène nos personnages et les fait souffrir sans retenue. Du chat aux humains, personne n'est épargné par la terrible vengeance d'un psychopathe qui décime tout le monde sur son passage, à l'abri des regards. Au fur et à mesure de ma lecture, je sentais que le final serait explosif, comme toujours, et je ne me suis pas trompée. L'action est rapide, présente et on en sort littéralement essoufflé comme après un bon jogging.

On ne peut nier le talent de l'auteur à nous surprendre et à instaurer une atmosphère et une ambiance très angoissante et étouffante. Les personnages sont charismatiques à commencer par notre héroïne, une vraie fouine qui va au bout de son instinct malgré les avertissements qu'elle reçoit. Elle ne veut qu'une chose : découvrir la vérité sur la tragique disparition de sa sœur. Mathias était tout aussi intéressant, mais j'avoue avoir adoré Stanislas et sa nonchalance. Ce personnage qui n'hésite jamais à dire ce qu'il pense sans se soucier des conséquences et à vivre ses passions avec acharnement et empressement.

Mes seuls petits bémols concernent d'abord le choix du nom des héros. Beaumiracle fait très cliché quand on sait que oui la famille est riche et belle. Les frères sont de véritables machines à séduction et les femmes se pâment très vite face à eux. Le second bémol concerne les motivations du criminel. Je ne m'attendais pas du tout à une telle excuse pour expliquer les gestes du criminel.

Ceci dit, cela reste une très bonne lecture, je suis certaine que le coup de cœur aurait été au rendez-vous sans les explications de la fin qui ne m'auront pas forcément convaincu et permis de comprendre les actes commis par le coupable.

Les plus :
- la plume qui une fois de plus se veut poétique et ensorcelante
- l'intrigue sur fond de romance apportant beaucoup d'addictivité
- les personnages très intéressants

Les moins :
- Le cliché du nom des Beaumiracle
- Les motivations du criminel qui ne m'auront pas convaincu