mardi 30 août 2016

Images fantômes de Elizabeth Hand

Année d'édition : 2016
Edition : Super 8
Nombre de pages : 408
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Photographe punk expérimentale, adepte made in NYC des ambiances morbides et de la déglingue radicale, Cass Neary a connu son quart d’heure de gloire warholien. Ce qui n’était pas prévu, c’est qu’elle y survive. Vingt ans plus tard, c’est une quadragénaire has been ayant gardé de sa folle jeunesse, outre un penchant prononcé pour les paradis artificiels, une profonde et incurable nostalgie.
Aussi, quand son vieil ami Phil lui propose d’aller interviewer Aphrodite Kamestos, artiste culte des années 1960 vivant désormais recluse sur une petite île perdue au large du Maine, Cass n’hésite pas très longtemps ; d’autant que Kamestos, dont l’œuvre a inspiré son propre travail, a apparemment demandé à la voir personnellement. Mais le Maine en novembre est un monde en soi : grise, glacée, peuplée de figures inquiétantes, la région baigne dans une atmosphère quasi onirique, et l’esprit embrumé de la visiteuse n’arrange rien à l’affaire.

Mon avis :

Cass est une ancienne photographe qui a connu son instant de gloire. Ses photos provocantes et réalistes ont énormément fait parler d'elles. Cass photographiait des junkies, des jeunes, morts ou à l'agonie en plein New York. La déchéance de la jeunesse qui espérait connaître son instant de gloire. Mais voilà Cass est aussi vite retombée de son nuage et l'alcool n'aidant pas, elle n'est plus que devenue l'ombre d'elle-même, surtout après le décès tragique de la seule personne qui n'ait jamais compté dans sa vie. Des années plus tard, c'est Phil qui tente de lui faire remonter la pente : Aphrodite Kamestos, photographe culte des années 60 doit être interviewé et c'est Cass qui est choisi pour se rendre sur l'île de l'ancienne célébrité... 

Wahou ! Quelle épreuve difficile que de vous parler de ce roman si atypique et étrange. Pour faire court : j'ai adoré ! En voilà un gros coup de coeur pour un roman qui laissait présager une lecture particulière et assez lente. Images fantômes m'aura à plusieurs reprises fait penser à l'excellent Coldheart Canyon de Clive Barker pour ce côté célébrité déchu qui s'exile et renaît de ses cendres. Parce que oui, l'héroïne d'Images fantômes est une femme morte qui va devoir cesser de se laisser aller de la sorte. Cass, une écorchée vive, une femme qui en a bavait et qui est éteinte à l'intérieur.

Images fantômes est un roman sombre et froid. Pendant une bonne partie de ma lecture j'étais dans un total brouillard, me demandant où l'auteur voulait m'amener aux côtés de cette femme qui se saoule à longueur de temps. Il n'y a plus que l'alcool et son appareil photo qui semblent avoir de l'importance à ses yeux. Aussi lorsqu'on lui propose d'interviewer une grande photographe des années 60, Cass d'abord sceptique finit par accepter dans l'espoir d'en apprendre davantage sur certains livres d'Aphrodite qui l'ont inspirée. Je disais plus tôt que le roman était lent, certes au début, mais vers la fin lorsque les choses se mettent en mouvement et que l'intrigue prend tout son sens, Cass se réveille enfin et devient une véritable sauvageonne prête à tout pour sauver sa peau et celle d'une adolescente qu'elle a prise sous son aile. On rencontre énormément de personnages dans Images Fantômes. Des habitants de l'île qui n'auront pas forcément de rôle dans l'histoire si ce n'est de diriger inconsciemment Cass vers sa destinée. Et la rencontre avec Aphrodite est déroutante, vraiment.

Aphrodite est une vielle femme alcoolique, toujours saoule, à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. Ravagée par l'alcool, elle ne semble plus se rendre compte de ce qu'il se passe autour d'elle et se montre agressive avec Cass. Pourquoi la repousse-t-elle si vite alors qu'elle aurait demandé expressément à ce que ce soit justement Cass qui vienne l'interviewer ? Des questions émergent de cette histoire qui semble montée de toute pièce. Pourquoi ? Qui avait besoin que Cass se rende sur l'île ? Dans quel but ? Ce sont les questions qu'on va peu à peu se poser tandis que des gens disparaissent subitement dans les parages et que Cass se rapproche de Gryffin, le fils d'Aphrodite, un homme qui semble malheureux et très peu proche de sa mère.

Rien que l'ambiance m'a plu. L'ambiance et Cass, cette femme qui a vécu des choses qu'on ne souhaite à personne. Alcoolique, solitaire, une femme qui assume sa bisexualité et qui du coup se retrouve constamment jugée par ses choix. Cass qui a perdu tragiquement la seule femme qu'elle ait un tant soit peu aimé. Cass qui a été violé, se laissant faire, ne cherchant pas à lutter. Oui, notre héroïne traine derrière elle un lourd passé. Chargé et dur. Et sans s'y attendre, elle va découvrir un secret macabre au gré de ses ballades sur l'île. 

Images fantômes prend son temps pour se mettre en place. L'héroïne, Cass, Punk aux éternelles santiags et alcoolique, va vraiment vous toucher. Ce fut le cas pour moi. Elle est tellement touchante malgré ses erreurs et sa façon de voir les choses. Son obsession pour la photographie et pour la mort sont touchantes et aussi effrayantes. Voilà typiquement le genre de personnage qui me fascine et j'avoue avoir trouvé le dernier quart du roman très intense et palpitant. Un beau coup de coeur pour ce roman atypique et original !

A lire pour :
- Le thème de la photographie bien mis en avant !
- L'héroïne dans sa totalité ! Son parcours, son tempérament, son vécu et sa passion.
- L'ambiance froide et oppressante. 

A eviter si :
- vous êtes un(e) romantique
- vous n'aimez pas les écorchés vifs.


 

 


vendredi 26 août 2016

Les Traqueurs de Antoine Bombrun

Année d'édition : 2016
Edition :  L'attelage
Nombre de pages : 340
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s'entremêlent.
Les yeux blancs, l'âme noire.

Un nécromancien,
dont la folie n'a d'égal que la puissance.

Vole, vole, vole et virevolte ;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots !

Mon avis :

Ils sont trois. Différents et pourtant semblables. Trois à souhaiter la même chose : affronter le nécromancien qui a fait d'eux des bannis affublés d'yeux blancs qui les rendent atypiques et malheureusement facilement repérables. Thief le magicien, Rhyunâr l'épéiste et vous Shiuji à l'arbalète, n'attendaient donc qu'une chose : tuer l'auteur de votre malédiction...

J'ai terminé ce roman il y a plus d'une semaine et la chronique aurait dû arriver bien plus tôt. Seulement entre les vacances et le fait que j'avais beaucoup de mal à ordonner mon ressenti général sur le roman, j'ai trainé. C'est mal, je sais. Maintenant ma tâche sera ardue : vous parler des Traqueurs sans spoil ! Dans l'ensemble, ma lecture fut agréable. Me retrouver dans la peau de l'arbalétrier m'a beaucoup plu et ajoute une véritable touche d'originalité là où en fantasy, l'originalité se fait rare.

Ancienne grande lectrice des livres dont on est le héros, j'ai vraiment trouvé génial l'audace de l'auteur à nous transformer en l'un des héros de ce roman assez dark. Ce n'est pas écrit à la première personne, non, ce n'est pas cela que je veux dire. C'est écrit à la seconde personne. Quelqu'un nous voit, vous voit, et raconte votre aventure en compagnie de vos deux acolytes. Ce narrateur dont on ignore tout sait énormément de choses et n'hésite pas à raconter votre périple. On ne saura son identité que beaucoup plus tard, gardant le mystère entier sur son rôle. 

J'ai plutôt bien apprécié la plume de l'auteur même si parfois, je me suis rendue compte qu'il fallait du calme et surtout de la concentration pour pouvoir saisir tout ce qu'on lisait. Oui, je classe les romans en deux catégories : ceux que je ne lis que dans le calme absolue parce qu'ils demandent un effort de concentration et de compréhension et les romans détentes qui peuvent se lire n'importe où dans le calme ou non. Les traqueurs fait partie de la première catégorie. L'auteur utilise un vocabulaire assez soutenu, des phrasés plutôt complexe pour un rendu très dense malgré le peu de page de ce roman. J'aurais toutefois aimé un peu plus de folie dans l'histoire (chose qui aurait été bien possible et aurait apporté une touche de fun bienvenue) malgré tout, ce fut une bonne lecture.

On fait rapidement la connaissance de trois personnages très différents dans leur manière de voir le monde et d'agir. Thief est un vieux sage, avec de nombreux pouvoirs et qui tentent toujours de réfléchir avant d'agir. Discret et rusé, il agit souvent le premier pour éviter les débordements de l'épéiste, personnage totalement opposé.
Rhyunâr est un épéiste doué et très fort. Avec son épée, il ne craint rien ni personne et n'hésite pas à d'abord tailler les autres en tranches avant de poser les questions. Peu importe l'âge ou le sexe de ses adversaires, il se fiche des autres, agissant chaque fois avec la même violence. Et enfin il y a nous, le héros, celui qui agit à distance à l'aide de son arbalète et qui tente de canaliser la folie de l'épéiste. Ajoutons à ces trois personnages le nécromancien, notre cible, celui qu'on cherche à détruire par tous les moyens, le narrateur, ce personnage énigmatique, qui nous suit de loin, connaissant trop de choses à notre sujet et enfin Noisette, cette petite fille pour qui j'ai eu très peur au début et qui apporte une touche de douceur et d'innocence au trio bienvenue.

Ce roman de dark fantasy est bon. Ce n'est pas le roman de l'année, certes, mais il apporte suffisamment d'originalité pour que l'on se penche sur lui. Les batailles et combats sont nombreux, mouvementés et bien décrits. L'histoire avance plutôt vite, rapidement, ne nous laissant que peu le temps de nous poser en compagnie de nos héros... enfin héros étant un bien grand mot pour décrire ce trio violent et sans pitié. La quête ultime est intrigante, et on tourne les pages avec un intérêt manifeste. C'est parfois très violent, un peu sanglant, mais voilà ça fonctionne et cela reste assez accrocheur pour ne pas nous donner envie de le poser dans un coin, l'oubliant là des mois.

En bref, les traqueurs est un bon roman de fantasy. S'il n'innove pas spécialement dans la trame principale, l'auteur joue la carte de l'originalité dans le traitement de la narration et ça fonctionne ! Voilà un bon roman de dark fantasy sur lequel je recommande de se pencher !

A lire pour :
- le trio de personnages
- l'originalité de la narration !

A éviter pour :
- le côté un peu trop dark parfois.
- ceux qui n'aiment pas les univers sombres 
- les fanas de romance, bien évidemment !
 

mardi 23 août 2016

Top Ten Tuesday n°5


Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e éditions sur le blog de ma copine Frogzine.      


Photo
Les 10 livres dont vous avez l'impression d'être le/la seul(e) à connaître ou à avoir lu
 
C'est parti !
 

1) Olium, Tome 1 : La Constellation du Diadème de Kevin J. Anderson & Brian Herbert 

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2012/11/olium-tome-1-la-constellation-du.html

2) Berazachussetts Leandro Avalos Blacha 

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2013/09/berazachussetts-leandro-avalos-blacha.html

3) Black Mambo de Vanessa Terral, Sophie Dabat et Morgane Caussarieu 

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2015/11/black-mambo-de-vanessa-terral-sophie.html

4)Coldheart Canyon de Clive Barker 

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2011/10/coldheart-canyon-de-clive-barker.html

5)Furor de Fabien Clavel

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2012/04/furor-de-fabien-clavel.html

6) Garouage de Nancy a.Collins 

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2011/10/garouage-de-nancy-acollins.html 
7) La ligne de sang de DOA 
https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2012/08/la-ligne-de-sang-de-doa.html

 8)Nocturnes de Laurent Fetis 

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2016/06/nocturnes-de-laurent-fetis.html

9)L'unité de Ninni Holmqvist 

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2014/01/lunite-de-ninni-holmqvist.html

10)Celui dont le nom n'est plus de René Manzor 

https://lesvictimesdelouve.blogspot.fr/2014/08/celui-dont-le-nom-nest-plus-de-rene.html

 

Je pourrais en mettre encore bien d'autres parce que j'adore les ovnis littéraires ^^

 Et vous ?

 

 

samedi 20 août 2016

Rose Morte tome 2: Trois épines de Céline Landressie

Année d'édition : 2015
Edition : Milady

Nombre de pages : 576
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture : France, fin du XVIIIe siècle.
Alors que la révolte gronde aux quatre coins de la France, Rose est rappelée de la cour de Russie. De retour aux côtés de son mentor, elle découvre que la situation vacille également dans l’univers occulte d’Artus.
Les Arimath doivent faire face à de sauvages attaques sur leurs terres, tandis que la grogne contre la noblesse croît d’instant en instant parmi le peuple. Entre la révolution naissante et les prémices d’une guerre au sein du monde obscur, les bouleversements dans l’existence de Rose s’annoncent cataclysmiques. Leurs conséquences risquent fort de faire sombrer en un même chaos les existences des humains aussi bien que des immortels...

Mon avis :

Rose est à la cour de Russie depuis des années, bien loin d'Artus et d'Adelphe. Se sentant rejetée par son mentor, Rose a trouvé du réconfort auprès de Vassili, un prince avec qui elle s'est découvert de nombreux points communs et décida dans la foulée d'en faire son serviteur. Mais lorsque son mentor lui demande de revenir après dix ans de silence, Rose accepte de s'y rendre, n'ayant pas le choix, même si elle est persuadée que les retrouvailles ne seront pas telles qu'elle les pense.

J'avais adoré le premier tome de Rose-morte. Du coup, j'étais certaine de passer un aussi bon moment avec cette suite, même si je ne l'ai pas trouvé aussi intense. La lecture fut très agréable, la plume de l'auteur nous emmenant sans aucun souci avec elle au XVIIIème siècle et utilisant un champs lexical de l'époque (très sympa d'avoir un glossaire en fin de roman pour certains termes méconnus ). Céline Landressie sait nous faire rêver. La plume est délicate,  enivrante et capte notre attention. Les descriptions sont justes et permettent de pouvoir s'imaginer à la place de Rose et de situer le contexte où se déroule l'action. Pourtant, le début fut laborieux. 

Les cent premières pages m'ont semblé longues, très longues. On débute le roman deux siècles après la fin du premier tome. Et l'auteur ne fait que trop peu de rappel sur le tome précédent (je l'avais lu il y a plus d'un an) et du coup, j'ai eu besoin de temps pour réussir à me souvenir des événements qui amènent Rose à ce moment prévis du récit. Heureusement, plus j'avançais et plus la mémoire me revenait concernant les grandes lignes du tome juste avant (et merci à ma chronique qui m'a grandement aidé également). Ici Rose nous propose de faire la connaissance de Vassili, son serviteur, un prince très beau et fort qui la protège et la suit partout. Ce que Rose ignore forcément, c'est que la venue de cet homme auprès d'Artus et Adelphe ne sera pas très bien accepté. 

Vassili, ce prince captivant et qui ne nous laissera pas de marbre va devoir trouver le moyen de se faire une place tout au long du roman. Il n'est pas le bienvenu, tout juste toléré parce que serviteur de Rose, mais on sent bien qu'Artus et Adephe ont quelques soucis le concernant. Si seulement Rose avait bien voulu avertir son mentor de la création d'un serviteur, chose pourtant très peu accepté dans le milieu vampirique. Cela apporte une autre dimension à ce second opus où une fois encore la relation Rose/Artus n'est pas réellement définie. Rose est en colère contre son mentor qui pendant dix longues années ne lui a donné aucune nouvelle. Elle s'est sentie rejetée, trahie, repoussée et son coeur a eu du mal à s'en remettre. Aussi, les retrouvailles entre eux n'ont rien de charmant, la jeune femme n'hésitant pas à montrer sa rancune face aux deux frères. 

Heureusement, l'intrigue n'est pas basé uniquement sur la colère très vive de l'héroïne. Rose sait se tenir et comprend très vite que si on l'a rappelé, ce n'est pas pour rien. Des ennemis (lamies si je me souviens bien) rôdent autour des Terres d'Artus. Les combats sont nombreux, on sent bien que l'ennemi est tout de même puissant et malin. Plus mouvementé que son prédécesseur, j'attendais du coup qu'Artus ai changé et ne soit plus cet homme taciturne et peu éloquent qui évite de donner des informations trop importantes à Rose. Je le reprochais déjà dans le tome précédent, une fois encore les non-dits et le mutisme d'Artus sont à l'origine d'un quiproquo énorme qui pourrait mettre Rose en danger.

J'attendais d'ailleurs énormément d'Artus et Rose. Le premier tome nous laissant sur notre faim concernant leur "relation" et une fois encore, l'auteur décide de survoler leur histoire pour privilégier la trame de fond (qui finalement effleure leur histoire) et le côté historique de la saga. C'est documenté, bien écrit et présenté, bref, on s'y croirait. Quel plaisir de revoir Adelphe, même si je ne l'ai pas senti aussi épanoui et mis en avant que dans le tome précédent. Dommage.

En bref, Trois épines est une bonne suite. Peut-être un peu en dessous du précédent, malgré l'action bien plus présente, mais j'attendais beaucoup de la relation Rose/Artus, des choses qui finalement ne sont qu'à peine effleuré voir pas évoqué du tout. Heureusement, la plume de l'auteur, le côté historique et certains personnages (Adelphe ou Vassili) font de ce roman une perle qu'on est ravi d'avoir lu. 

A lire si 
- vous aimez les romans historique/fantastique
- vous adorez les hommes aux dents longues

A éviter si 
- vous cherchez de la romance ou de l'érotisme.





mardi 16 août 2016

Yesterday's Gone, saison 1, épisodes 3 et 4 : Aux frontière du possible de Sean Platt et David Wright

Année d'édition : 2016
Edition : Fleuve edition (Outre fleuve)
Nombre de pages : 204
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Ils sont seuls, ou réunis en petits groupes. Certains d'entre eux avaient déjà rêvé de tout ce qui s'est passé. Ils l'attendaient, se sont préparés, sans vraiment savoir pourquoi.
Stupéfait, abasourdis, les autres s'efforcent d'affronter l'inconcevable. Brent Foster, à la recherche de son fils et de sa femme dans un New York de cauchemar ; Luca, le petit garçon qui suit sont instinct, protégé par un étrange totem ; Charlie qui a cru, l'espace d'un instant, que cette Terre déshumanisée serait un monde meilleur ; Boricio, le tueur-né qui va devoir trouver sa place entre les proies et les prédateurs... Tous sont liés. Et ces voix qui défient leur raison vont les réunir. Mais d'abord, sur leur route, se dresse l'abominable.

Mon avis :

Lorsque Paola est réveillée en pleine nuit, elle est persuadée que son père l'appelle pour jouer à cache-cache comme lorsqu'elle était enfant, mais voilà l'homme qui l'appelle n'est finalement pas son père et voilà que la petite fille se retrouve en grand danger. Pendant ce temps-là, Charlie subit toujours son beau-père qui attend chaque fois d'avoir un prétexte pour l'humilier... Et tous attendent désespérément de comprendre ce qu'il se passe. 

Les deux premiers épisodes de Yesterday's Gone m'avaient captivée. J'avais bien senti tout le potentiel de cette nouvelle saga de science-fiction dans un monde apocalyptique. Après le premier tome de la saison 1, j'avais hâte de me jeter sur la suite et maintenant je n'ai plus qu'une envie : retrouver l'équipe dans le prochain opus ! Cette saga est intrigante. Vraiment ! Les personnages sont différents et on finit par s'attacher à tous, ou presque.

Dans ces nouveaux épisodes, on continue de suivre nos héros qui sont tous à un endroit différent. Paola par exemple est dans un état compliqué, sa mère a peur qu'elle ne meurt. Et pour cause ! La fillette a été retrouvé quasi morte à l'extérieur de l'hôtel où ils se cachent depuis des jours ! On sent que Mary a besoin de son enfant et ce lien mère-enfant est touchant surtout dans de telles circonstances. On se pose aussi beaucoup de questions sur la fillette et ce qui l'a amené à sortir à la rencontre d'un étranger. Le groupe reste soudé dans l'attente de la voir enfin sortir de son coma. 

Il y a aussi Charlie que j'avais hâte de retrouver. Ce pauvre adolescent, brutalisé par son beau-père et qui comble de malchance se retrouve avec lui tandis que la grande majorité de la population a disparu. Callie les a rejoint depuis qu'ils lui sont tombés dessus dans tous les sens du terme. Callie qui ne laisse pas notre jeune adolescent indifférent et qui va tenter de prendre son courage à deux mains pour avouer son attirance à la jeune fille qui elle ne semble n'avoir d'yeux que pour Bob, le beau-père dangereux et alcoolique. J'avais hâte que Charlie se rebelle et ouvre enfin les yeux et le plus dingue c'est que c'est grâce à Boricio, le personnage le plus fou et sadique de la saga, que Charlie va enfin s'enfuir...

Boricio, parlons-en. Ce personnage est complètement déjanté ! Violent, agressif, il se fiche complètement de la situation parce que tout ce qui l'intéresse c'est de laisser sa violence éclater. Lorsqu'il est fait prisonnier par des gens tout aussi fou que lui (ou moins, soyons honnête), il se moque d'eux tandis qu'il se prend des coups par-ci par-là ! Et lorsqu'il décide de se rebeller, Boricio fait mal, très mal ! Il me fait penser à Merl dans the walking dead, pour son côté barbare, violent et rien à faire des autres. Boricio est un vrai psychopathe et on se demande ce que va donner son nouveau groupe qu'il a soigneusement composé... Ca fait peur !

J'ai aussi apprécié de retrouver Luca, le personnage le plus énigmatique de tous. Ce petit garçon qui fait des rêves et voit des choses va avoir un rôle très important pour certains personnages. 

Quant à Brent et Edward, ils suivent leur bonhomme de chemin, cherchant tous deux à retrouver leur proche, s'assurant qu'ils sont en vie et en sécurité. Quelques rebondissements nous seront pourtant proposé avec ces deux personnages surtout Edward et je ne m'attendais pas à cela !

Aux frontières du possible nous amène donc de nouvelles questions. Que sont ces rêves que font nos personnages et qui semblent leur dicter un chemin précis ? Où sont passé les autres habitants ? Pourquoi tant de charniers , Qui est à l'origine de tout cela ? Les questions sont nombreuses et on attend impatiemment d'avoir des réponses !

Finalement, cet épisode 3 et 4 sont aussi bons que les premiers, voir meilleur du fait que maintenant on fait quelques découvertes, des créatures apparaissent, nos héros nous montrent aussi ce qu'ils ont vraiment dans le ventre. Bref, de l'action il y en a bien plus et des questions aussi !

A lire pour :
- les héros si différents
- l'histoire énigmatique 

A éviter si :
- vous n'aimez pas trop de personnages
- les sagas à rallonge vous effraye ! (30 épisodes au total !)



 

 

 

samedi 13 août 2016

Le Cercle, tome 1 : Les élues de Sara B. Elfgren et Mats Strandberg

Année d'édition : 2016
Edition : pocket
Nombre de pages : 587
Public visé :  Young Adult
Quatrième de couverture :
Engelsfors, une petite ville de Suède entourée de forêts immenses. À peine la rentrée des classes passée, un élève est retrouvé mort dans les toilettes du lycée. Tout le monde croit au suicide. Tout le monde, sauf elles.
Une nuit où la pleine lune luit d’une étrange couleur rouge, six jeunes filles sont mystérieusement attirées, malgré elles, vers l’ancien parc d’attraction. Dans cet endroit depuis longtemps désaffecté, une prophétie leur est révélée : elles sont les Élues, un groupe de sorcières, liées les unes aux autres par un pouvoir capable de repousser le Mal. Ensemble, elles vont devoir maîtriser cette étrange force et lutter contre une vieille malédiction. Désormais, rester unies est leur seule chance de survie.

Mon avis :

Elias est dans le bureau de sa principale. Le jeune homme qui ne se sent pas bien depuis des jours évite le lycée comme la peste. Mais voilà il doit rendre des comptes à sa principale qui pense qu'il commet là une erreur en évitant de se rendre en cours. En sortant du bureau, il ne peut s'empêcher d'appeler son amie Linnéa, la seule qui le comprenne vraiment et qui est toujours là quand il a besoin. Mais après avoir raccroché, il est appelé dans les toilettes du lycée, ceux où personne ne se rend jamais. Comme possédé par un esprit étrange qui lui dicte ce qu'il doit faire, le jeune homme commet là l'impensable et se suicide...

Le lendemain, Minoo se rend par hasard dans ces toilettes et y croise Linnéa. C'est ensemble qu'elles font la macabre découverte...

The circle avait tout pour m'intriguer. Lisant peu de roman sur les sorcières (surtout jeunesse), j'avais très envie de me plonger dans ce petit pavé de 583 pages. Et autant dire que je n'ai pas été déçue de ma lecture. J'ai passé un chouette moment et j'ai très hâte de lire le tome 2 qui m'attend déjà. The circle est une bonne histoire de sorcellerie, mais attention, honnêtement, la sorcellerie n'est que le fond de l'intrigue. C'est surtout l'adolescence qui est mis en avant dans ce premier opus où on fait la connaissance de nombreux personnages différents qui deviendront des sorcières d'ici quelques pages. Servi par une plume très visuelle, dans le sens où on parvient très vite à imaginer les scènes et personnages, the circle n'a pas fini de faire parler de lui !

En fantastique YA on a souvent tendance à mettre la psychologie de côté. The circle ne fait pas cette erreur et propose des personnages un peu stéréotypé, certes, mais décide ensuite de casser certains codes. On a par exemple Linnéa, une jeune adolescente, qui vit seule déjà et un peu gothique. Elle est taciturne et assez discrète, préférant de loin la solitude à la compagnie de ses camarades de classe. Linnéa qui dès le début voit son meilleur ami se suicider parce qu'il était maltraité par les autres. D'emblée, on le comprend, c'est sombre et d'actualités. Il y a ensuite Minoo, une jeune fille amoureuse de son professeur et qui semble cruellement banale. Elle n'a pas confiance en elle et voit peu ses parents qui bossent tous deux énormément. C'est une fille gentille et qui cherche encore sa place dans sa ville. Voilà les deux personnages qu'on rencontre dès le début et ceux à suivre sont loin d'être ennuyeux.

Il y a aussi Rebecka, une charmante jeune fille, en couple avec Gustaf. Apprécié des autres, elle est assez populaire mais cache un lourd secret : son anorexie. Ca la ronge de l'intérieur et elle n'ose en parler à personne, cachant sa souffrance, même aux yeux de son petit ami qui pourtant est très amoureux d'elle. Comme dans tous romans YA, on a également Ida, la peste de service, très belle et populaire qui n'hésite pas à écraser les autres pour se mettre en avant. Mais malgré tout, on s'attache à Ida qui cherche juste à cacher son amour à sens unique et un ennui profond de sa vie trop parfaite. Ensuite vient Vanessa, une jeune fille un peu rebelle, amoureuse de Wille, un garçon au chômage qui a déjà eu des problèmes avec la justice. Le beau-père de Vanessa, policier, n'apprécie pas Wille et ne le cache pas. La tension entre Vanessa, sa mère et son beau-père est palpable et on sent que la jeune fille n'en peut plus de cette situation. Et enfin Anna-Karin, la pauvre jeune fille qui se sent exclue parce qu'elle vit dans une ferme et n'a rien de très séduisant. 

Ces six jeunes filles sont vraiment intéressantes et forment un groupe détonant, mais qui l'air de rien va fonctionner après plusieurs orages passagers. Lorsqu'elles comprennent qu'elles font partie toutes les six d'un groupe de sorcières, elles vont s'obliger à travailler ensemble, malgré leurs différences, pour affronter un ennemi dans l'ombre qui les tue les unes après les autres. Découvrir son identité et la raison de ses crimes sera leur principal objectif tout en parvenant à gérer leurs nouveaux pouvoirs. 

Oui la magie est présente mais à un petit degré. L'action n'est pas non plus le point fort du roman puisque ce premier tome met l'accent sur la découverte de la magie, mais surtout sur les héroïnes et ceux qui vont les entourer. Une petite dose de Buffy et de Charmed, ajoutons des adolescentes à problème et honnêtement en ressort un roman de bonne facture à mettre entre toutes les mains. J'aurais aimé un peu plus de magie, mais pour un tome de démarrage, il propose tous les ingrédients pour qu'on passe un chouette moment : amour, amitié, trahison, suicide, magie, oui, tous les ingrédients sont là. Et on en redemande !

C'est beaucoup plus sombre que cela en a l'air, la magie faisant beaucoup de dégâts dans ce premier opus surtout vis à vis de personnages comme Anna-Karin qui va abuser de la magie pour changer radicalement sa vie trop ennuyeuse. A trop jouer avec le feu, on se brûle et j'ai eu beaucoup de peine pour la jeune fille. On s'attache énormément à ces filles, et même si au départ on s'y perd un peu parce que les personnages sont nombreux, on finit par réussir à les identifier sans problème. 

The circle est un bon premier tome. Quelques défauts mineurs sont à voir : trop de lenteur, beaucoup de personnages, mais honnêtement, lorsqu'on commence à se mettre à l'aise avec les protagonistes, on apprécie énormément cette histoire de sorcière digne de certaines excellentes séries télévisés !

A lire pour :
- les personnages
- la plume des auteurs très imagée 
- la magie qui prend son temps à arriver et à se mettre en place

A éviter si :
- vous voulez beaucoup d'action
- trop de personnages et hop vous êtes perdu.

 

mardi 9 août 2016

Hortense de Jacques Expert

Année d'édition : 2016
Edition : Sonatine
Nombre de pages : 300
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec son ex-mari, Régis, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Régis fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et Emmanuelle est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?

Mon avis :

En 1993, Sophie voit sa vie chamboulée et détruite. Hortense, sa petite fille d'à peine trois ans lui est enlevé sous ses yeux par son père à qui elle a toujours refusé d'approcher leur enfant. Car oui, Sophie a toujours refusé que Sylvain puisse créer un lien avec Hortense alors qu'il les a abandonné pendant la grossesse. Mais voilà, l'homme ne le digère pas et emploie les grands moyens en enlevant sa fille et en disparaissant avec elle. Pendant plus de vingt ans, Sophie lutte envers et contre tous pour retrouver sa fille. Et le jour tant attendue est enfin arrivé, lorsqu'elle croise par hasard une jeune femme qui ressemble énormément à Hortense adulte. Y voyant enfin un signe du destin, Sophie va entrer dans la vie de la jeune femme, certaine qu'il s'agit là de son Hortense...

J'ai mis du temps avant d'entamer Hortense. Pourtant, depuis sa sortie je mourrais d'envie de le lire ! Il est resté là sur ma table de chevet, me lançant de nombreux regards. Mais voilà, je craignais qu'à trop vouloir le lire, j'en ressorte déçue et qu'il ne réponde pas à toutes mes attentes. C'est souvent le cas avec un roman qu'on attend de pieds fermes : on souhaite qu'il soit parfait et qu'il mérite toute l'attention qu'on lui a donné avant même de le lire. Alors voilà, je me suis enfin jetée sur Hortense et en deux soirées de lecture, il était lu et dévoré. C'est un roman intense surtout si on est maman nous-même parce que forcément on ne reste pas insensible à l'histoire de Sophie et j'ai adoré ma lecture jusqu'à la fin qui je l'avoue m'aura laissée perplexe.

Le roman alterne l'histoire du point de vue de Sophia et d'Hortense et propose aussi un tas de déposition de personnages plus ou moins liés à l'intrigue pour comprendre le dénouement. Dénouement auquel je ne m'attendais absolument pas et là je salue le talent de l'auteur ! Les dépositions crédibilisent énormément l'intrigue et on a même la sensation de lire la version romancée d'un fait divers dramatique et terrible. Le kidnapping d'enfants est un sujet sensible auquel tout parent à peur d'être confronté. Mais ici c'est encore plus triste puisque c'est le père d'Hortense qui enlève l'enfant pour l'éloigner de sa mère et la garder auprès de lui. C'est du moins ce que suppose Sophia, tandis que d'autres scénarios sont privilégiés et envisagés par les enquêteurs.

Les dépositions laissent une certaine tension monter crescendo. Peu à peu on comprend qu'un événement inattendu s'est passé concernant Sophia et Hortense et que tous culpabilisent un peu de n'avoir rien pressenti. Parce que oui, qui aurait eu le temps et l'envie d'aider Sophia, cette femme de cinquante ans, solitaire et paraissant bien plus vieille à cause d'une histoire de son passé qu'elle n'a toujours pas accepté ? On fait ensuite la connaissance de Sophia qui nous raconte sa vie monotone et ennuyeuse. Enfermée dans un quotidien destructeur depuis qu'on lui a volé son enfant chéri, Sophia a tout perdu. La joie de vivre, ses amis, sa famille. Seule Isabelle, une amie très proche continue de prendre régulièrement des nouvelles, l'aidant à ne jamais abandonner l'idée de retrouver un jour son enfant. 

Sophia est troublante. Renfermée et taciturne, je dois bien avoué qu'elle semble aussi tourmentée et effrayante. On sent toujours comme une grande colère encore bien vive au fond d'elle et cela la rend dangereuse pour elle comme pour les autres. Alors bien sûr lorsqu'elle pense avoir retrouvé sa fille, on est heureux, on croise les doigts qu'elle ne se trompe pas et que sa fille accepte enfin d'ouvrir les yeux sur son père qui lui aura caché toutes ses années que sa mère était en vie. La rencontre est fortuite, mais on sent Sophia fébrile, impatiente. Elle est certaine d'avoir retrouvé Hortense et rien ne peut le lui enlever de la tête. La voilà qui devient possessive avec la jeune fille qui lui dit s'appeler Emmanuelle. Elle la suit, l'espionne, tente de connaître son histoire pour voir si elle se souvient de son enfance avant d'être enlevée. On trépigne d'impatience, attendant qu'enfin mère et fille se retrouve et savoure le plaisir d'être à nouveau réuni. Mais Sophia ne va-t-elle pas trop vite en besogne comme semble lui faire comprendre Isabelle ? 

Sophia est attachante, mais aussi très effrayante. Et c'est ce qu'Emmanuelle va vite découvrir. Emmanuelle est une jeune femme agréable et gentille. Elle travaille en tant que serveuse et s'en contente pour l'instant. Elevée par un père qui ne cessait jamais de voyager partout dans le monde, Emmanuelle a besoin d'enfin se poser. Et lorsqu'elle rencontre Sophia, elle la prend tout d'abord en pitié, puis s'attache à cette drôle de femme solitaire qui peu à peu se fait une place dans sa vie. Car Emmanuelle souffre aussi de n'avoir jamais pu connaître sa mère. C'est donc un besoin qu'elle comble avec Sophia celui de s'attacher à une femme qui pourrait être sa mère. Les deux femmes tentent alors de combler un vide similaire en passant du temps ensemble. 

Honnêtement, dès l'instant où les deux femmes se rencontrent, on ne veut plus lâcher le roman. Le seul bémol, c'est la fin. Tellement libre à une multitude d'interprétations ! J'avoue avoir encore beaucoup de questions que je me pose et que je ne parviens pas à combler ! C'est frustrant ! En tout cas, je recommande vivement de découvrir Hortense, une histoire bouleversante, intense et triste à souhait. Magnifique ! Encore une excellente lecture parue aux éditions Sonatine qui ne cesse de me surprendre !

A lire pour :
- L'intrigue triste et sombre
- les personnages malheureux et qui tentent de garder la tête hors de l'eau.
- la tension palpable jusqu'au bout !

A éviter si :
- vous aimez tout comprendre de A à Z et ne plus avoir de questions à la fin de votre lecture.

 

lundi 8 août 2016

Hors de Question de Georgia Caldera

Année d'édition : 2016
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 465 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Son leitmotiv ? Ne jamais révéler ses faiblesses. Et pour atteindre son but, Sonia ne se ménage pas. Que personne ne connaisse son vrai visage lui convient parfaitement. Même ses plus proches amies voient en elle une fille légère, frivole et décomplexée. Il n’y a que dans ses photos que le secret affleure la surface…
Lorsque les fantômes de son passé ressurgissent, menaçant de détruire ses remparts, elle panique. Mais, c’est sans compter le hasard qui va mettre sur son chemin le seul être capable de la percer à jour.
Hanté lui aussi, Axel parviendra-t-il à combattre ses propres démons pour la sauver ?


Mon avis :

Sonia aime flirter avec les hommes. Mais attention, le flirt sans histoire, sans promesse et même sans contact. Elle ne souhaite qu'une chose : cacher aux yeux de tous qui elle est vraiment et pour se faire, rien de mieux que de passer pour une fille frivole et qui ne pense qu'à s'amuser avec les hommes sans jamais s'investir dans une relation. Photographe douée, elle tente de percer dans le milieu avec ses photos atypiques et originales. Mais voilà qu'elle tombe sur Axel dans un Starbuck et ne peut s'empêcher d'être captivée et intriguée par l'homme au visage marqué par un passé sans doute dangereux. Lorsque le destin le place encore sur son chemin, Sonia lui demande d'accepter de devenir son colocataire, temporairement, parce qu'elle a besoin d'être protégé. De quoi et pourquoi ? C'est ce qu'Axel va tenter de découvrir si la belle se laisse suffisamment approcher.

Je lis peu de romance. Vous commencez à le savoir. Mais quand je tombe sur des romances comme Hors de question, je dis oui oui oui ! Georgia Caldera nous propose une histoire triste, déchirante, pleine de tension, d'intrigue et de moments d'une douceur incroyable pour le couple que forme Axel et Sonia. C'était beau, touchant et tellement juste. L'auteur n'abuse pas du sexe à toutes les sauces et pourtant le roman est intense et donne des papillons dans le ventre ! Ce roman montre bien que ce n'est pas parce qu'on va ajouter 150 pages de cul à toutes les sauces que le roman sera meilleur !

D'emblée, la plume de l'auteur est un délice. On est enveloppé d'une douce torpeur pendant notre lecture, ravie de suivre les aventures de nos héros. Georgia a dans cette saga romantique un truc bien à elle pour nous charmer dès les premières pages. Ce n'est jamais grossier (et ça je valide!), c'est toujours justement écrit à tel point qu'on comprend très vite nos personnages. Sonia, cette femme qui se donne une apparence frivole pour mieux cacher sa souffrance et son lourd secret. Un secret qui est à deux doigts de l'anéantir si elle ne prend pas garde. Sonia cette femme d'apparence si belle et sûre d'elle qui s'écroule dès qu'elle est seule. Une femme qu'on aimerait épauler et soutenir surtout lorsqu'elle évoque son passé auprès d'un homme, un seul. Et là, c'est la claque ! Ce qu'elle a vécu sous les yeux de tous est juste infecte et horrible. Pauvre Sonia ! On souffre avec elle, on ressent sa détresse et on comprend vite pourquoi elle a tant besoin d'Axel et de sa protection, mais surtout de son amour pour elle et de sa patience.

Axel, ce mec qui n'a pas confiance en lui, qui se trouve repoussant depuis un accident qui lui a laissé des cicatrices sur le visage. Un homme qui se bat pour offrir le meilleur à ses trois soeurs. Axel n'a aucune confiance en son physique ni en lui d'ailleurs pourtant très vite, il se sent le besoin et l'obligation de protéger Sonia et de mieux la comprendre. Il sera là quand elle en aura besoin, l'épaulant et l'aidant à affronter son passé alors que lui-même n'en a pas un très reluisant. Axel a ce côté très ours mal léché que j'ai adoré. Cash et parfois sec dans sa façon d'être, il a tellement vécu lui aussi que depuis il a tendance à repousser les autres d’emblée, sans leur laisser une chance. Leur comportement à l'un comme à l'autre ne semble même pas exagéré ! C'est cohérent avec leur caractère, c'est crédible et ça nous touche réellement.

Hors de question fut donc une lecture intense et palpitante. Je suis proche du coup de coeur, honnêtement, c'est presque l'une des meilleures romances que j'ai lu, mais le final est tellement horrible et j'en suis sortie tellement frustrée de le voir se terminer ainsi que je ne peux pas le cataloguer coup de coeur. L'histoire de Sonia et Axel est touchante et tellement belle. Elle prend son temps pour nous atteindre, nous pauvre lecteur. J'ai également apprécié de retrouver même très rapidement Aïdan et Scarlett !

A lire pour :
- la romance touchante et crédible.
- la plume de l'auteur : efficace !
- les personnages intenses et approfondis !

A eviter si 
- vous cherchez une romance érotique.

 

dimanche 7 août 2016

De cendres et de flamme de Victoria Morgan

Année d'édition : 2016
Edition : j'ai lu
Nombre de pages : 448
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Daniel Bryant a toujours été à couteaux tirés avec son frère jumeau Edmund. Quand celui-ci est devenu duc de Bedford, Daniel est parti aux Amériques dans l'espoir de faire fortune. Aujourd'hui, de retour chez lui à Lakeview Manor, il est bien décidé à reconstruire la propriété et à découvrir quelle main criminelle a allumé l'incendie dans lequel il a failli périr dix ans plus tôt. Il ne sait rien du terrible secret qui pèse sur son destin et qui va l'entraîner dans mille aventures aux côtés de lady Julia, son amie d'enfance, dont le charme et l'audace pourraient bien le subjuguer... si elle n'était pas la fiancée de son frère.

Mon avis :

Lady Julia est promise à Edmund Bryant, le duc de Bedford. Mais voilà, le jeune homme ne semble pas plus intéressé que cela par la jeune femme qui se languit de n'avoir ne serait-ce qu'un baiser. Aussi, lorsqu'elle le croise par hasard, elle n'hésite pas à lui en demander un preuve de bonne foi de la part de ce dernier. Lorsqu'il lui offre enfin un baiser tant désiré, Julia ne se doute pas un seul instant que celui qui en réalité lui fait face est en fait Daniel Bryant, le jumeau de son fiancé !

De cendres et de flamme est une romance qui détend mais ne surprend pas. La romance est vu et revu dans ce style, mais l'intrigue de fond a de quoi nous intéresser suffisamment pour passer outre la prévisibilité de la romance. Ici on suit un trio amoureux avec Julia fiancée à Edmund. Ce dernier est assez effacé dans un premier temps pour ne vraiment apparaître qu'une fois la moitié du roman lu. Un peu tard pour vraiment nous permettre de cerner sa personnalité. il y a aussi Daniel, le jumeau d'Edmund qui craque complètement pour Julia et le lui fera savoir à maintes reprises, sans s'inquiéter de la réputation qu'il donne à la jeune femme. Dès le début, on comprend qu'il est différent de son frère, plus drôle et moins enclin à suivre le protocole. Trois caractères différents, un peu d'humour grâce à Daniel, mais surtout une histoire de fond très sombre et dramatique sur une fraternité déchirante et qui n'aura de cesse de se faire du mal jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un.

Le roman se lit rapidement et le contexte historique est assez peu mis en avant. J'aurais aimé que celui-ci soit davantage développé, mais si mes souvenirs sont bons, cela se passe après la chute de Napoléon. Ainsi Daniel a fuit l'Angleterre pendant dix ans, s'exilant en Amérique où il a su faire carrière. On apprend rapidement qu'il a fui son domaine après un violent incendie volontaire qui aurait pu lui coûter la vie. Se sentant menacé, Daniel a préféré s'enfuir et reconstruire sa vie ailleurs. Mais évidemment, le sort le rattrape et il reçoit une lettre énigmatique qui l'implore de revenir pour reprendre sa place. Daniel qui vit au jour le jour, luttant juste un minimum et pour la forme contre les sentiments qu'il éprouve pour Julia, même s'il ne peut s'empêcher de jouer avec la jeune femme pour la faire succomber. Du moins, c'est ce qu'il semble faire croire, alors que la réalité est tout autre.

Forcément jusqu'au bout on s'attend à ce que Julia ouvre les yeux sur Daniel et Edmund et finisse dans les bras du premier. Seulement, à l'époque, une fois fiancée, la jeune femme ne pouvait revenir en arrière simplement par sa décision. Alors on attend de voir comment elle va s'en sortir face à ce fiancé qui montre si peu d'intérêt pour sa personne, préférant vaquer à ses occupations loin de celle qui finalement ne sert que de faire valoir. Julia qui s'occupe énormément de sa famille surtout depuis la mort de sa mère et du fiancé de sa soeur. On sent qu'elle a toujours un poids sur les épaules et fait passer les autres avant elle. Julia m'a beaucoup plu et j'ai aimé son audace et son tempérament. Elle se rend bien vite compte de la face cachée des autres, évitant de devenir la jouvencelle naïve qu'on aime souvent proposer dans ce genre de roman.

Malgré la prévisibilité de la romance (on se doute bien vite que Julia succombe à Daniel et se rend compte de son rôle auprès d'Edmund) on a là une histoire dramatique sur fonds de pouvoirs et de richesse. Deux frères que tout oppose et qui n'ont jamais su s'entendre, l'un allant jusqu'à maltraiter l'autre sans aucune pitié. Jusqu'au bout on se pose la question de comprendre pourquoi tant de haine entre eux et le final, dramatique, nous prouve que tout le monde ne peut pas changer.

De cendres et de flamme est donc une belle romance quoiqu'un peu lente par moment, mais qui propose une histoire de fond très intéressante sur deux frères que tout oppose et qui n'hésitent pas à s'entre-tuer pour le pouvoir. Idéal à lire au soleil ou au coin du feu !

A lire pour :
- L'histoire de fond. Très sympathique
- Les personnages intrigants et attirant

A éviter pour :
- le manque d'originalité concernant la romance. 


 

mardi 2 août 2016

Tequila frappée de Nadine Monfils

Année d'édition : 2016
Edition : Pocket
Nombre de pages : 288 pages
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
À Pandore, les pétales de rose pleuvent sur la ville, les femmes sont jolies, les voisins très serviables et les jardins soignés. Pourtant, ce n’est pas une banlieue tranquille.
Car, à Pandore, les putes dansent la rumba avec les flics, les sous-marins naviguent sur terre, on croise des marchands de rêves, un clochard extralucide, une main baladeuse ou un chien alcoolique qui sourit.
Dans une atmosphère de cauchemar surréaliste, une série de meurtres sanglants est perpétrée. L’inspecteur Lynch, son acolyte Barn et aussi Nicki, profileuse fétichiste, mènent l’enquête. Une impensable vérité se cache derrière l’hécatombe…

Mon avis :

Lorsqu'Alice revient des courses chargée, son voisin serviable lui propose de l'aider. Ravie cette dernière accepte et lorsque ce dernier ouvre la porte d'entrée, la maison explose. Qui a tenté de tuer Alice et pourquoi ? Son époux a-t-il lui aussi été victime de l'explosion tout comme le voisin ?

J'avais eu l'occasion de lire Mémé goes to Hollywood et j'avais été séduite par le ton volontairement décalé de l'auteur. Renouveler l'expérience, avec plaisir ! Et une fois encore j'ai dévoré ce court roman avec cet humour noir et son histoire glauque. Parce que si vous pensiez n'avoir sous les yeux qu'une simple enquête policière, détrompez-vous. A ne pas bouder, vraiment, c'est une lecture rapide et qui détend énormément !

On suit trois enquêteurs différents. Lynch et son collègue Barn. Lynch est un inspecteur qui vit seul en compagnie de Tequila sa chienne qui semble adorer l'alcool puisqu'elle en demande et sourit dès qu'elle a terminé son verre. Un chien atypique et qui vous fera sourire à de nombreuses reprises ! Son jeune frère Franky s'est échappé de l'hôpital psychiatrique où il était enfermé à cause du danger qu'il représente pour les autres. Lynch passe son temps à résoudre une enquête et à tâcher de retrouver son frère, si ce n'est lui qui le trouve le premier. Lynch est drôle et semble toujours ne pas savoir ce qu'il a à faire. Il subit l'enquête plus qu'il ne la mène ! 

Barn c'est un inspecteur qui n'a aucune chance dans la vie. Sa femme vient de le quitter et il se retrouve seul chez lui, déprimé. Jusqu'à ce que sa mère surgisse pour vivre avec lui et son nouveau petit ami ! C'est drôle, on se marre du début à la fin surtout lorsque Barn tente de faire passer Coco, une prostituée que Lynch et Barn apprécie beaucoup pour sa petite amie du moment afin de faire enfin fuir sa mère. Hilarant ! Ajoutons une profileuse, Nicki, lesbienne et qui suit son instinct ainsi que les indications d'un SDF qui semble toujours avoir un train d'avance ! On se marre du début à la fin alors que pourtant les victimes s'enchaînent et rapidement.

Les meurtres sont nombreux, sanglants et malsains. Jusqu'au bout on se pose des questions sur l'identité du tueur et sur ses victimes. Pourquoi elles ? Qu'ont-elles en commun avec Alice ? Lorsqu'on commence à saisir enfin qui se cache derrière tout ça, on est étonné et surpris de l'imagination de l'auteur ! Surtout devant la tournure que prend la relation entre Nicki et un autre personnage clef ! On se régale de l'humour corrosif, de la galerie de personnages complètement déjanté, même les animaux sont des personnages à part entière dans ce roman. C'est fun, parfois un peu gore, mais on passe un moment succulent et on en redemande volontiers dès la dernière page tournée. Nadine Monfils est une valeur sûre dans le domaine du roman policier humoristique !

En bref, Tequila frappée est un roman complètement barré qui se lit et se dévore en une soirée ! On s'amuse, on rit, mais surtout on tente de trouver l'identité d'un tueur en série qui laisse trop de cadavres sur son passage ! Le dénouement est renversant et nous donne envie de lire un autre roman de l'auteur ! Je recommande !

A lire pour :
- les personnages uniques !
- Tequila la chienne ! Mémorable !
- L'enquête et l'humour du roman !

A éviter si :
- vous voulez un roman sérieux.
- Une histoire qui ne se focalise que sur l'arrestation du tueur.


dimanche 31 juillet 2016

Joyland de Stephen King

Année d'édition : 2014
Edition : albin michel
Nombre de pages : 336
Public visé : Adulte
Quatrième de couverture :
Les clowns vous ont toujours fait peur ?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…
Mêlant suspense, terreur, nostalgie, émotion, un superbe King dans la lignée de Stand by me.




Mon avis :

Devin Jones a travaillé un été à Joyland, savourant l'ambiance et son costume de Howie la coqueluche du parc. Ce qu'il a vécu pendant cet été là lui a tellement plu que lorsque Wendy décide de rompre, il prend une décision radicale : abandonner ses études pendant une année et se faire embaucher à Joyland, dans l'espoir secret d'y voir enfin le fantôme d'une jeune fille assassinée il y a quelques années dans la maison fantôme du parc.

Stephen King est considéré comme le maître de l'horreur, mais ne le considérer que comme tel c'est réducteur. Car Joyland n'a rien d'un roman d'horreur. C'est une belle histoire d'espoir avec en trame de fond une enquête et quelques fantômes, mais à aucun moment l'auteur ne cherche à nous effrayer. C'est avant tout l'histoire de Devin Jones, un jeune homme honnête et malheureux en amour qui fera de belles connaissances au long de son année à Joyland. 

Ce roman, on le vit via Devin et franchement, on se régale. Il ne s'y passe pas grand chose, c'est vrai, certains pourraient le trouver ennuyeux et plat, mais Joyland possède vraiment quelque chose d'intrigant et c'est je pense en partie dû à Joyland, ce parc qui fut le théâtre d'un meurtre horrible dont le tueur n'a jamais été arrêté à ce jour. Dev va forcément devenir captivé par cette histoire. Il aimerait lui aussi faire partie des privilégiés à avoir vu le fantôme de la jeune fille. Mais surtout, Dev aimerait prendre goût à la vie. C'est un personnage qui me ressemble, qui vous ressemble. Un mec gentil et droit, toujours honnête et sans jamais être en colère sur les autres. Dev cherche juste le bonheur le plus simple. Un peu naïf surtout avec Wendy, il la défend et se voile la face. Pourtant, nous lecteur, nous saisissons vite qu'elle se moque de lui et ne lui accorde pas tout l'amour qu'elle lui fait croire. Heureusement, elle va très vite cesser son jeu du chat et de la souris pour qu'enfin Dev puisse s'épanouir.

Et c'est en travaillant à Joyland qu'il se sent le mieux. Là il se fera des amis, il découvrira le plaisir de rendre les enfants heureux, même temporairement et c'est ça qui nous plaît. De suivre simplement la vie de quelqu'un de normal qui prendra soin des autres au point de sauver des vies dans un parc où le mot d'ordre est de donner du bonheur aux gens. J'ai aimé découvrir l'envers du décor d'un grand parc avec son langage et ses coutumes. Les personnages qui y travaillent sont haut en couleur et j'ai adoré madame Fortuna qui très vite annonce la couleur à Dev. La fille de ses pensées appartient au passé, mais il doit se focaliser sur deux enfants à apparaître dans son futur : une petite fille à la poupée et un petit garçon au chien. 

Lorsque Dev rencontre ce dernier, l'histoire prend un autre tournant et on assiste à la naissance d'une belle amitié entre notre héros et un petit garçon très malade et qui possède un don particulier qu'il ne peut maîtriser. Mike est un jeune garçon adorable et qu'on apprécie beaucoup. 

Joyland c'est une belle histoire. N'espérez pas y trouver des clowns et autres créatures tout droit sortis de vos cauchemars. Non Joyland c'est une belle histoire d'amitié sur un jeune homme droit dans ses bottes et qui sans le vouloir va enquêter sur une série de meurtres, même si l'enquête est ici relayée au second plan. J'ai été séduite et ravie de cette lecture. Encore une belle surprise de la part de l'auteur qui parvient chaque fois à nous surprendre.

A lire pour :
- Son héros, touchant et honnête
- L'univers des parcs d'attractions
- Le final explosif !

A éviter si :
- vous espérez de l'horreur et des frayeurs
- vous n'aimez pas les romans calmes et lents.