jeudi 12 octobre 2017

La nuit des cannibales de Gabriel Katz

Année d'édition :2017
Edition : Pygmalion
Nombre de pages : 352 pages
Public visé: Adulte 
Quatrième de couverture :
« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j'aurais juré l'avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d'habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n'est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d'où vient cette infâme odeur de pieds. Je n'ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j'ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n'est pas le mien, ça n'a jamais fait puer personne. L'interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J'allume.
Je regarde mon bras... qui n'est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »

Lorsque Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d'un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l'assassiner, là, tout part carrément en vrille.

Mon avis :

La nuit des cannibales. Drôle de titre qui laisse supposer quelque chose de bien sanglant avec des cannibales ou des zombies. Mais ne vous fiez pas à ce titre. Ni a la quatrième de couverture peu évocatrice du contenu de ce roman que j'ai dévoré. 

Dans la nuit des cannibales, on rencontre Maxime, un homme d'affaire qui menait une vie quasi parfaite pleine de luxe et de mannequins. Mais lorsqu'il se réveille dans le corps d'un gamin d'à peine une quinzaine d'années, Maxime comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Pire, il se doit de jouer le jeu et d'accepter sa nouvelle vie en tentant de comprendre comment il se retrouve dans cet état. 

Vous l'aurez compris, dans ce roman il est question d'un rajeunissement complet du héros. Et cela ne sera pas de tout repos. C'est fun et drôle, bourré d'allusion à une époque que l'on connait bien ou que l'on a bien connu. Maxime est un personnage finalement attachant malgré certains vices qu'il possède et utilise pour son avantage, sans se soucier des conséquences. Ce qu'il désire, il l'obtient, ou presque. Si le premier quart nous permet de faire connaissance avec le héros et deux autres cannibales qui se retrouvent coincés comme lui, rien ne laissait présager une suite aussi mouvementée. L'univers décrit par l'auteur est riche et les possibilités sont énormes pour pourquoi pas proposer d'autres histoires de cannibales.

Oubliez les cannibales qui se bouffent entre eux. Ici ce qu'ils dévorent c'est le savoir de leur congénère une fois qu'ils les assassinent. Et pour le coup, c'est bien pratique ! Apprendre à devenir un tueur, connaître différentes langues, piloter un avion ou connaître une recette chimique, tout devient possible en simplement collectionnant les victimes. Violent et sans aucun manichéisme, vous n'assisterez pas au combat du bien contre le mal. Ici chacun agit par égoïsme, purement et simplement. Pas de héros prêt à tout pour sauver l'humanité, ça non, mais un héros prêt à tout pour sauver sa peau. Et si au passage il peut dompter une jeune demoiselle, Maxime ne se fera pas prier.

Avec la nuit des cannibales c'est de l'humour. Beaucoup d'humour. De l'action aussi lorsque Maxime utilise tout son potentiel pour détruite tous les cannibales qui se dressent sur son passage. Pas qu'il le fasse exprès, du moins pas au début, mais peu à peu on sent son évolution et son attirance pour l'action et les armes à feu. Il devient dangereux et gourmand, cherchant un savoir qu'un seul homme détient, décimant les autres, accroissant au passage ses connaissances. Maxime en devient l'ennemi numéro un malgré son apparence juvénile. 

J'ai aimé cet univers atypique et bien amené par l'auteur. Il tente de nous dépeindre au maximum la façon de vivre des cannibales même si pas mal de questions restent selon moi en suspens. C'est qu'on devient gourmand et qu'à notre tour on aurait aimé en savoir plus... plus de connaissance, plus d'informations, serions-nous cannibales sans le savoir? 

Le sujet est traité avec humour mais non sans un certain sérieux tout de même. Trop en savoir peut être dangereux et trop vouloir en savoir également. Y a-t-il une limite à ce qu'un homme doit et peur apprendre de la vie ? Sous l'aspect fun et violent du récit se cache une véritable problématique de fond et c'est à chacun d'en tirer son avis. La nuit des cannibales ne se veut pas un essai philosophique sur une question en particulier, c'est avant tout un roman qui dépote où les "headshot" fuse de toute part lorsque notre héros s'arme d'un flingue. Plus rapide et fort que dans un FPS, il parvient à décimer bon nombre d'hommes pour survivre, mais aussi par plaisir. D'enfant-homme innocent, il finit par devenir un monstre qui n'en a jamais assez, jusqu'à ce final exceptionnel qui m'aura totalement surprise.

Les autres personnages qui gravitent autour de lui sont tout aussi intéressant. Entre un Minor et un Taureau qui le protègent et lui apprennent qui il est réellement ou la douce Marie dont on aurait en savoir plus et qui rendra notre jeune héros totalement accro à sa nouvelle vie, il y a là toute une panoplie de protagonistes qui vont permettre à Maxime de vivre une vie à cent à l'heure.

Excellente lecture du soir !

1 commentaire:

  1. Oh tu me donnes trop envie de découvrir ce dernier ma belle ... Et j'avoue que la couverture est intrigante !!!!

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