mardi 13 mars 2018

J'ai toujours aimé la nuit de Patrick Chamoiseau

Année d'édition : 2018
Edition :  Sonatine 
Nombre de pages : 326
Public visé[ : Adulte 
Quatrième de couverture : 
Un commandant de police enfermé seul avec un tueur.
La scène pourrait paraître banale.
Elle l’est déjà un peu moins lorsqu’on sait que c’est la dernière nuit de service actif du policier et que, pour la première fois de sa longue et monotone carrière, il se retrouve enfin face à ce dont il a toujours rêvé : un tueur en série inconnu des forces de l’ordre.
Sauf que cette fois, dans cette maison isolée, c’est le tueur qui tient l’arme qu’il pointe depuis des heures sur le policier.
Des heures que l’officier écoute et essaye de graver dans sa mémoire l’incroyable confession de celui qui se surnomme « l’archange de la mort » et qui lui raconte dans le détail son « œuvre » : dix années de crimes impunis.
Comment le flic en est-il arrivé là ? Comment une simple altercation au début de la soirée l’a-til mis sur la piste du tueur ? Et quelles sont ses chances de s’en sortir ?


Mon avis :

J'ai toujours adoré la nuit est un roman sombre sur le destin de deux hommes différents et que le hasard a mis sur le chemin l'un de l'autre. Hasard ou concours de circonstances, pour l'un ou pour l'autre cela revient finalement au même. J'avoue avoir eu quelques difficultés parfois avec le langage d'Hyperion puisqu'il est martiniquais et donc adopte le dialecte de là bas. L'accent est mis en avant à chacune de ses interventions, et si au départ cela peut nous troubler, on finit par ne plus y faire attention du tout.

J'ai toujours aimé la nuit raconte l'échange entre Hypérion et Eloi. L'un est un tueur, l'autre un policier. L'un est libre, l'autre est attaché et ne peut qu'écouter l'histoire de son bourreau. Malgré l'ambiance assez pesante, je me suis sentie vite captivée par l'aventure d' Hypérion.

Tout repose donc sur un huit clos où l'un raconte son histoire et comment il en est arrivé à devenir un tueur. Hypérion nous détaille sa vie, son enfance, la mamma, celle sur qui tout reposait pour lui plus jeune. Une martinique dépeinte avec réalisme loin de ce paradis qu'on évoque cachant que là bas comme ici, certains recoins sont tristes et dangereux. Hypérion est fascinant, le mot étant encore faible. Tueur, non vivant car mort de l'intérieur, il explique, extériorise des années de tueries à ce commandant qu'il tient en otage.

Eloi finit par lui aussi éprouver le besoin de faire le point sur son histoire, la fin est proche, il ne sortira pas indemne de ce face à face obscur. Mais ce duo improbable n'est-il finalement pas lié par quelque chose de profond ? Un désir de retrouver un peu d'humanité sur terre ?

Voilà un roman noir et déroutant qui m'aura beaucoup fasciné !


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Laisser une trace!